BIEN-ÊTRE
30/01/2018 18:36 EST | Actualisé 30/01/2018 18:36 EST

Cette maman devenue infertile de façon inexpliquée attend maintenant son troisième enfant

«Composer avec l'infertilité a été épuisant mentalement, physiquement et financièrement.»

Myra Garrett/Instagram

Le couple

Noms: Myra et Rick Garrett

Professions: Milieu de la santé et coach de bien-être

Âge: 32 ans

Ville: Oshawa, Ontario

Années avant d'avoir le deuxième enfant: Trois

Moment où le désir maternel a frappé: Je n'avais jamais vraiment pensé au mariage ou à avoir une famille jusqu'au moment où j'ai été enceinte de mon fils. J'avais seulement 20 ans. J'étais jeune et je ne faisais pas vraiment attention à ma santé à l'époque. Après sa naissance, toute ma vie a changé et pour ça, je suis vraiment reconnaissante.Si je n'avais pas été mère, je ne sais pas ce que serait ma vie aujourd'hui. Être une nouvelle maman était si enrichissant et je voulais continuer à agrandir ma famille.

Le diagnostic d'infertilité: Pour mon premier enfant, mon copain de l'époque et moi n'avions pas vraiment planifié. Je n'y pensais pas vraiment, j'étais si jeune. Cependant, en vieillissant et en étant dans une relation plus sérieuse, l'envie d'avoir d'autres enfants a germé dans mon esprit.

Mon mari et moi avons essayé de concevoir un deuxième enfant (qui aurait été son premier) pendant 36 cycles. J'ai reçu un diagnostic inexplicable d'infertilité secondaire après neuf mois.

Mon docteur m'a recommandé de passer une sonohystérographie. Elle ne m'avait pas expliqué la raison de ce test. Je ne l'ai compris qu'en lisant la prescription, mon coeur a arrêté de battre quand j'ai lu le mot «infertilité». J'avais tellement de questions qui se bousculaient dans ma tête, j'ai commencé à rechercher des réponses sur Internet.

La réaction: Ce n'était pas une grande surprise, parce que j'avais l'impression au fond de moi que quelque chose n'allait pas. En étudiant mes cycles menstruels, je me disais que quelque chose n'allait pas. Même si ma docteure m'assurait que tout était normal, j'avais des doutes. Le fait que ma mère et ma soeur aient eu à composer avec l'infertilité me causait de l'insécurité.

Le plan B: Nous avons suivi trois procédures d'insémination intra-utérine d'affilée. J'ai pris des injections d'hormone Gonal-f et Menopur. Après que les trois procédures aient échoué, nous sommes allés voir un spécialiste à Toronto. Nous avons complété les tests initiaux et étions supposés suivre une thérapie hormonale, puis, sans que nous nous y attentions, je suis devenue enceinte.

Réactions suite au deuxième enfant: Retomber enceinte a été tout un choc. Le premier docteur que nous avions rencontré nous avait dit que nous avions seulement trois pour cent de chance de procréer naturellement et que ce serait seulement possible par le biais d'une intervention médicale.

Puisque concevoir un deuxième enfant était un tel coup de chance, nous ne pensions pas qu'il était possible d'avoir un troisième enfant. Nous pensions à devoir passer à nouveau à travers tout le processus médical, mais nous étions prêts. Cependant, alors que j'étais six mois en post-partum, je suis tombée naturellement enceinte de mon troisième enfant.

Les défis: Honnêtement, le combat avec l'infertilité a été épuisant mentalement, physiquement et financièrement. La santé mentale est tellement importante dans ces circonstances, puisqu'il devient facile de se laisser envahir par l'émotion quand on veut tellement quelque chose qui nous est inaccessible.

Je ne suis pas vraiment allée chercher d'aide psychologique, puisque j'étais un peu honteuse d'être dans une telle situation, mais j'ai trouvé des groupes de support en ligne, notamment sur Instagram.

Comment son mariage a changé: Le plus grand défi pour mon mari et moi était d'avoir une bonne communication. Les hommes et les femmes composent différemment avec l'infertilité et n'expriment pas leurs émotions de la même façon. Le processus a mis au défi notre relation. Dorénavant, nous essayerons d'être plus ouverts, de nous écouter et de communiquer de façon plus efficace.

Comment ils ont fait face à ce défi: Mon mari est du genre à demeurer fort pour sa famille. Il a refoulé ses émotions et essayé d'être positif pour compenser avec mes difficultés. J'ai fini par me retirer en moi-même et à éviter des amis, de la famille et les événements sociaux. J'ai par contre fini par m'ouvrir davantage en ligne, sur Instagram, notamment, où j'ai pu partager avec des femmes et des couples qui avaient le même problème d'infertilité. Nous nous sommes rencontrés, avons partagé des histoires et sommes encore de bons amis.

Ses conseils à d'autres couples: Partagez ce que vous ressentez, soyez prêts à écouter avec le coeur ouvert. L'infertilité est un processus tellement délicat et épuisant pour un couple. Il est important de rester en santé à la fois mentalement et physiquement. Passer à travers vous rendra plus fort. Gardez espoir.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Canada a été traduit de l'anglais.

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