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24/01/2018 09:21 EST | Actualisé 24/01/2018 09:42 EST

Le gouverneur d'Hawaï n'a pas démenti la fausse alerte au missile, car il avait perdu son code Twitter

Oups...

38 longues minutes d'angoisse. C'est ce qu'ont vécu les habitants d'Hawaï le 13 janvier 2018, lorsqu'un message d'alerte leur a été envoyé. «MENACE DE MISSILE BALISTIQUE SUR HAWAI. METTEZ-VOUS IMMÉDIATEMENT À L'ABRI. CE N'EST PAS UN EXERCICE», expliquait le message via le système Amber Alert, qui dépend du ministère américain de la Justice.

Un message très rapidement relayé sur les réseaux sociaux, et ce, pendant plus d'une demie-heure. Une fausse alerte, donc, envoyée «par erreur» comme l'expliquait le porte-parole du centre de commandement militaire américain pour la zone pacifique, après avoir assuré qu'aucune menace de missile balistique n'avait été détectée sur Hawaï. Le gouverneur David Ige avait même indiqué que «quelqu'un a appuyé sur le mauvais bouton» lors d'une relève entre deux équipes au centre de commandement.

Mais alors, pourquoi les autorités ne sont-elles pas intervenues rapidement pour rassurer la population? La réponse est aussi simple qu'embarrassante pour le gouverneur : il avait perdu le mot de passe de son compte Twitter. «Je dois avouer que je ne connais pas les identifiants de connexion de mon compte Twitter et les mots de passe», a-t-il expliqué, comme le rapporte l'édition américaine du HuffPost.

C'est seulement après avoir joint un de ses collaborateurs que David Ige a pu indiquer à ses concitoyens que la menace n'était que virtuelle.

Une bourde qui a contraint le gouverneur a renouvelé ses excuses aux habitants de l'archipel. «Cela va changer. J'ai installé l'application sur mon téléphone pour pouvoir y accéder directement», a-t-il notamment promis.

Quelques heures après l'émission de l'alerte qui avait provoqué un vent de panique, Ige avait annoncé la prise de plusieurs mesures pour modifier les procédures d'activation des alertes. Elles nécessiteront désormais la présence de deux personnes contre une seule avant la mésaventure.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

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