POLITIQUE
23/01/2018 11:02 EST | Actualisé 23/01/2018 14:44 EST

La CAQ promet un taux unique pour les taxes scolaires

Toutes les régions auraient droit à une baisse de taxes. 💸

SAINTE-ADÈLE – Signe que la saison électorale est bien en selle, la Coalition avenir Québec (CAQ) promet de fixer les taxes scolaires à un taux unique plus bas afin de donner un répit à toutes les régions. En même temps, le parti veut donner plus de services en éducation.

Si la CAQ forme le gouvernement, elle réduira les taxes scolaires de façon progressive sur quatre ans afin de finir à 10,54 cents par 100 dollars d'évaluation foncière. Pour une résidence de 280 000$, cela équivaudrait à 269$ par année.

« Nous, à la CAQ, on croit à l'équité entre les régions, l'équité entre les citoyens et on veut s'assurer que tout le monde paie le même taux de taxes », a déclaré le chef caquiste, François Legault, lors de son annonce en marge du caucus présessionnel de son parti.

C'est possible à la fois de remettre l'argent qu'on a pris dans le portefeuille des Québécois et d'améliorer les services en éducation.

Cette baisse de taxes entraînerait une réduction des revenus de taxes scolaires de 700 millions de dollars à l'État, selon les estimations du parti. À cela s'ajouterait la baisse des taxes scolaires d'environ 670 millions de dollars par année qui avait été annoncée par les libéraux – un plan que M. Legault considère « broche à foin ».

Le chef de la CAQ croit qu'il pourra aussi financer le programme de dépistage précoce pour les enfants en difficulté, la maternelle pour les enfants de quatre ans, l'ajout d'une heure par jour pour l'aide aux devoirs dans toutes les écoles secondaires, ainsi que plus de sport et plus d'art.

Comment? Avec les surplus budgétaires des libéraux, qui étaient estimés à 2,5 milliards de dollars l'automne passé. M. Legault croit qu'il y a aussi des économies à faire du côté du « bordel informatique » du gouvernement.

« Pas de surprises »

La CAQ promet également de dévoiler un plan économique qui va faire rentrer plus d'argent dans les poches de l'État. Mais le chef ne s'est pas encore avancé sur des chiffres, se contentant de dire aux journalistes d'être « patients ».

« Il n'y aura pas de surprises, a-t-il fait valoir. On a vu ce qui est arrivé à Montréal dernièrement... Moi, je suis comptable agréé, je suis ça mois par mois, les finances publiques. Vous allez avoir un cadre financier détaillé. »

« Quand on regarde la situation financière, c'est possible à la fois de remettre l'argent qu'on a pris dans le portefeuille des Québécois et d'améliorer les services en éducation. C'est important de faire les deux. Ce que j'en comprends, c'est que nos adversaires veulent qu'on choisisse. »

À son avis, les centres de services – qui remplaceraient les commissions scolaires – assureraient un « meilleur contrôle » sur les services aux élèves. « C'est une question de principe pour moi, a-t-il dit. Il n'est pas question, nulle part, de réduire les budgets en éducation.

Cap sur la péréquation zéro

La CAQ vise toujours la « péréquation zéro » si elle forme le gouvernement. M. Legault avait piqué au vif le premier ministre Philippe Couillard lorsqu'il l'a mentionné en novembre dernier.

« Je n'accepte pas que le Québec reçoive 11 milliards par année en péréquation parce qu'on est plus pauvres que le reste du Canada, a réitéré le chef caquiste. Mais c'est un objectif à long terme. Il faut se donner un plan. Ça va prendre un certain nombre de mandats pour y arriver. »