POLITIQUE
23/01/2018 10:37 EST | Actualisé 23/01/2018 13:06 EST

UPAC: Legault rectifie les propos de son porte-parole

Oups!

SAINTE-ADÈLE – Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, est venu rectifier les propos de son porte-parole en matière de sécurité publique après que ce dernier eut annoncé que son parti allait voter pour le projet de loi 107 sur l'indépendance de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

La CAQ votera vraisemblablement contre le projet de loi, le moment venu, si le gouvernement refuse d'accéder à cette demande des partis d'opposition.

Voir la vidéo de la déclaration de François Legault:

« Ce qui est clair, c'est que oui, il y a des avancées dans le projet de loi et oui, on va essayer, avec les libéraux de le bonifier. Mais en bout de ligne, si les libéraux refusent que le commissaire soit nommé par un vote aux deux tiers de l'Assemblée nationale, on va voter contre », a répondu M. Legault, lors d'un point de presse à son caucus présessionnel.

En matinée, le député André Spénard avait pourtant déclaré que son parti allait voter en faveur du projet de loi et ce, même si le gouvernement refuse de le modifier pour nommer le commissaire de l'UPAC avec un vote aux deux tiers de l'Assemblée nationale. « Je ne vois pas l'utilité de voter contre le projet de loi juste à cause de ça », avait-il fait valoir.

Voir la vidéo de la déclaration d'André Spénard:

Le leader parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, n'a pas manqué d'écorcher la CAQ, qualifiant son appui au projet de loi d'« irresponsable ».

Un peu plus tard, la CAQ a précisé qu'il allait voter en faveur de l'adoption de principe, pour éviter de bloquer le projet de loi, mais qu'il allait continuer de militer pour un changement dans le mode de nomination du commissaire.

Le projet de loi 107 ferait de l'UPAC un corps de police spécialisé dans la lutte contre la corruption et donnerait plus de pouvoirs au commissaire. L'UPAC pourrait également disposer des autres services policiers pour mener ses enquêtes à terme.

Le gouvernement a accepté de créer un comité de surveillance de l'UPAC qui pourrait enquêter sur le climat de travail et faire un post mortem des enquêtes, entre autres. Rien n'indique pour le moment que les libéraux accepteront de soumettre la nomination du commissaire à un vote.