BIEN-ÊTRE
09/01/2018 16:32 EST | Actualisé 09/01/2018 16:59 EST

Les hommes sont plus influencés par leurs proches que leur conjointe en matière de santé

Les déterminants sociaux comptent pour beaucoup.

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Les hommes seraient plus influencés par leurs pairs que par leur conjointe en matière de santé, selon une étude publiée par Janie Houle, professeure du Département de psychologie de l'UQÀM, dans l'American Journal of Men's Health.

L'étude déclinée en plusieurs articles s'intitule Les hommes et leur santé: à la recherche de modèles masculins sains et se concentre sur les déterminants sociaux de la santé des hommes.

La chercheuse dit, par voie de communiqué, croire que «nos comportements individuels sont influencés par les environnements dans lesquels on évolue».

Pour réaliser l'étude, 669 hommes ont été analysés sur leur aptitude à adopter des comportements promoteurs de la santé en ce qui a trait à l'exercice, à la nutrition et aux relations interpersonnelles, entre autres.

«L'influence des pairs est plus importante que celle de la conjointe. C'est la première fois que l'on note cette influence de manière aussi marquée dans la littérature scientifique», note Houle.

L'influence des amis et des collègues était primordiale pour les hommes étudiés, et ce, dans les cas positifs comme négatifs.

«Faire des activités entre amis est la réponse qui revenait le plus souvent. On pense, par exemple, à la pratique du sport ou au plaisir de partager des repas santé. Nos meilleurs exemples s'entourent de pairs qui prennent aussi soin de leur santé. Certains nous ont même raconté avoir "fait le ménage" dans leur cercle d'amis afin de mieux s'entourer», note Houle.

Influencés par ses «chums de gars»

Les hommes qui prennent soin de leur santé deviennent des modèles positifs pour les autres, ce qui les motive davantage.

Dans le cas contraire, certains hommes blâmaient leur entourage au lieu de se responsabiliser par rapport à leurs comportements négatifs. «Ceux qui prennent moins soin d'eux blâment leur entourage en affirmant qu'ils n'ont pas le choix de "suivre" les collègues ou les amis dans les restaurants de fast-food ou au bistro. On parle alors de modèles négatifs.»

Pour comprendre les comportements promoteurs de santé chez les hommes, les variables individuelles ne sont pas assez, fait valoir l'étude. On doit aussi observer l'environnement et la vie sociale.

La bonne nouvelle, c'est que tout un chacun peut influencer son entourage à adopter des comportements sains.

«Si les collègues et les amis ont une importance significative dans l'adoption des comportements promoteurs de santé, cela veut dire que la promotion de la santé n'est pas que la responsabilité des professionnels de la santé, mais bien de chacun d'entre nous, affirme Janie Houle. Nous pouvons avoir une influence sur les gens que nous fréquentons en les incitant à prendre soin de leur santé et à modifier certains comportements».

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