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01/01/2018 09:22 EST | Actualisé 01/01/2018 09:23 EST

«Infoman 2017» : les duels de politiciens et le chien Magraine se démarquent

Le segment «jokes de papa» était long, mais savoureux!

Facebook/Infoman

Même les politiciens ont semblé prendre un plaisir fou à jouer à Jokes de papa, long, mais savoureux segment qui est ressorti du lot dans une néanmoins très bonne édition de la spéciale de fin d'année d'Infoman, dimanche soir.

Phénomène né sur le web, d'abord en anglais, puis en français, Jokes de papa vit également depuis peu dans un jeu de société que vous avez sûrement aperçu en magasin au fil de vos emplettes des Fêtes.

L'idée? Débiter des blagues ennuyeuses, dépassées ou de mauvais goût, comme vos pères ou vos oncles pourraient en lancer dans les réunions familiales, et parvenir à faire rire votre adversaire.

Souvent, les gags sont tellement douteux qu'on en vient quand même à craquer et à s'esclaffer.

Notre Infoman a donc placé face-à-face des représentants des grands partis politiques à l'Assemblée nationale. Deux par deux, les élus se sont mesurés l'un à l'autre... et n'ont jamais parus si humains et sympathiques! Ce fut certainement là une des plus belles trouvailles d'Infoman 2017, sinon la meilleure.

Gaétan Barrette est demeuré bien stoïque devant Pascal Bérubé et François Paradis, les attaques entre eux se jouant à coups de «Retour du JeDI entre mercreDI et jeuDI» et «Avions de Bombardier qui font Boeing Boeing», tandis que Véronique Hivon et Gabriel Nadeau-Dubois n'ont pu se retenir de pouffer de rire à l'évocation de «chien en amérindien». Marie Montpetit a croisé le fer avec Gabriel Nadeau-Dubois et André Fortin, et Manon Massé et Pascal Bérubé ont décrété que la ville la plus chaude du Québec est La Tuque.

Autre vignette coup de poing d'Infoman 2017 : ce passage de Fabien Cloutier, affublé de son chien judicieusement baptisé Magraine. Le nom de l'animal lui a servi à détailler un message à double sens sur le consentement sexuel et le savoir-vivre, à la suite des affaires Salvail et Rozon. «En 2018, à moins qu'on me le demande, je garde Magraine pour moi», a balancé le comédien. Jean-René Dufort a néanmoins eu la permission de flatter la bête. «Magraine est très populaire à Radio-Canada», a badiné Fabien Cloutier.

Selfie, Formule E, Céline et Mini-Fée

C'est à Charlotte Cardin qu'est revenu l'honneur d'ouvrir Infoman 2017, avec une efficace chanson originale intitulée L'amour au temps des catastrophes.

Juste avant, Mélanie Joly avait fait preuve d'une redoutable autodérision en prodiguant le mot de bienvenue à l'émission de fin d'année dans l'incompréhensible charabia qui fut sa marque de commerce de toute l'année, alors que Jean-René Dufort lui avait demandé un discours tout simple. «Fin de paradigme», «créer des ponts», «développer leur coffre à outils», «saisir les opportunités», ça vous dit quelque chose?

Divisée comme à chaque année en mois introduits par diverses personnalités, la revue cinglante de Jean-René Dufort et son équipe a visé dans le mille à quelques reprises.

Ç'a débuté à la Maison-Blanche, avec l'investiture de Donald Trump, puis c'a défilé d'un trait avec, entre autres, le congédiement de Michel Therrien et les piètres excuses de Gerry Sklavounos.

Pour jaser de l'évolution des rapports hommes-femmes, en plus d'une analyse de Françoise David, Jean-René Dufort a sorti un extrait du Temps de vivre, émission radio-canadienne datant de 1979, où un homme chantait haut et fort «J'ai fait l'amour à une brune qui n'avait pas encore 15 ans».

Les selfies de Justin Trudeau ont eu leur clin d'œil – Infoman a d'ailleurs offert des bas de différentes thématiques au premier ministre du Canada -, tout comme la prostatite de Denis Coderre. Contrairement à la tradition, cette année, ce n'est pas Jean-René Dufort qui est allé interviewer le premier ministre du Québec dans son bureau, mais plutôt Philippe Couillard qui s'est amené à Radio-Canada, dans les locaux d'Infoman! Il a entre autres été accueilli avec une plaquette marquée «Bonjour, Hi

La courte rétrospective des reportages de bulletins de nouvelles montrant les inondations du printemps était fort cocasse ; mention spéciale aux encouragements de la ministre Lucie Charlebois au maire de Rigaud et au silence de Martin Coiteux devant les micros. «C'était-tu la première fois qu'il allait dehors?», a hasardé Jean-René Dufort à un Philippe Couillard hilare.

Debbie Lynch-White a chanté un adieu à la «Pitoune» de La Ronde de la voix de La Bolduc, qu'elle incarnera au cinéma au printemps. Le mystérieux «covfefe» de Donald Trump a été décortiqué et, surtout, décliné en une multitude de produits dérivés surprenants, qu'Infoman 2017 nous a fait découvrir.

S'inspirant des jingles de Maxime Bernier («puissants, presque surhumains», les a-t-il qualifiés), Jean-René Dufort a proposé des musiques rassembleuses au nouveau chef du Parti Conservateur, Andrew Scheer. C'est Dumas qui a eu le privilège d'être la voix de ces suggestions, sur les airs des publicités de Barbies Resto Bar Grill et de Déménagement La Capitale. Du pur deuxième degré comme on aime!

On a eu droit à un vif balayage des gradins dégarnis de la Formule E. Jean-René Dufort a fait marcher Julie Payette, notre nouvelle gouverneure générale, sur des œufs, au sens propre. Délicate, la nouvelle représentante n'en a fracassé qu'un seul sur 72. «Tout est une question de répartition du poids», a-t-elle établi.

Dans la foulée de la controversée Loi 62, Jean-René Dufort a créé son propre modèle de burqa, avec ses deux petits volets pouvant s'ouvrir et se refermer au visage. Denis Villeneuve a avoué qu'il préférait réaliser «un mois d'Infoman à 15$» que le prochain James Bond. On a entendu une version de Despacito tout en ronflements, grâce à une dame ayant enregistré son mari dans son sommeil.

Jean-René Dufort et Antoine Vézina se sont à nouveau «infiltrés» dans la tête de Céline Dion, incarnant ses «deux neurones» lors de la conférence de presse dévoilant sa collection de sacs à main, et relevant les répliques les plus farfelues de la diva, telles «Orange, c'est le nouveau noir, mais noir, c'est le nouveau rouge». Vraiment drôle.

La dernière portion d'Infoman 2017, traitant des actualités de l'automne, a été la meilleure. Magalie Lépine-Blondeau est montée au ciel et devenue un ange jouant de la harpe après l'accident de moto de sa Nadine, dans District 31. La production s'est chargée d'offrir à une téléspectatrice mordue d'En mode Salvail d'effacer son tatouage à l'effigie du défunt talk-show, en le recouvrant de trois roses.

On a finalement résumé l'élection de Valérie Plante dans un mini dessin animé, où la nouvelle mairesse devenait Mini-Fée («Valérie, Valérie, Coderre est en joual vert, y'a mordu la poussière...»). Jean-René Dufort a aussi littéralement permis à la nouvelle dirigeante de briser un plafond de verre avec de vrais cailloux.

On a «corrigé l'histoire» de Giovanni, alias Jean-Claude Apollo, en demandant à Francis Reddy et Boucar Diouf, ex-animateurs de Des kiwis et des hommes, de re-narrer les scènes où apparaissait le chef, en le désignant par son vrai nom.

Pendant qu'Émile Bilodeau entonnait son tube J'en ai plein mon casque en guise de conclusion, diverses personnalités se succédaient à la caméra pour dire de quoi elles en avaient plein «leur» casque en cette fin 2017. «De passer pour Armand Vaillancourt», a laissé tomber Manon Massé.

Alt 2017 : on ferme l'année!

VRAK proposait également pour une deuxième année consécutive le bilan de ALT(Actualité légèrement tordue) en guise de rendez-vous spécial du 31 décembre.

ALT 2017 : on ferme l'année! faisait concurrence à En direct de l'Univers du Jour de l'An dans sa case-horaire de 19h, mais le ton des deux rassemblements était complètement différent. «Il s'est passé plus d'affaires en une année qu'en dix ans de L'auberge du chien noir», a balancé l'animateur Phil Roy en ouverture.

Les collaborateurs habituels, dont Judith Lussier, Rose-Aimée Automne T. Morin, Valérie Roberts, Julien Lacroix, Guillaume Pineault et les autres, ont dressé ensemble le portrait des actualités qui les ont marqués en 2017, au fil de diverses discussions, aussi informatives qu'insolites et décapantes.

Arnaud Soly et Julien Corriveau ont offert quelques prestations musicales, et Phil Roy est allé cuisiner avec Marilou et Alexandre Champagne aux fourneaux de la Guilde Culinaire. Alex Nevsky a interprété son succès Polaroid avec la «chorALT», c'est-à-dire l'équipe de ALT en voix et en instruments de musique, et le tout a culminé sur les souhaits des vedettes de VRAK (Le chalet, Code F, MED, etc.) à l'égard du public.

VRAK rediffusera ALT 2017 : on ferme l'année ce lundi, 1er janvier, à 10h et 21h, et le dimanche 7 janvier, à 8h.