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Occupation Double Bali: «Karine aime inspirer la pitié» - Karym

«Moi, je n'ai pas vraiment de tact. Quand ça sort, ça sort. C'est un peu comme Joanie...»

20/12/2017 11:40 EST | Actualisé 20/12/2017 11:40 EST
Facebook/Occupation Double

La crise de colère de Karine contre Karym aura marqué L'Heure de vérité d'Occupation Double Bali, dimanche. Alors qu'encore la semaine dernière, c'est la délurée Joanie qui faisait jaser, depuis trois jours, on n'en a que pour la virulente saute d'humeur de Karine et la réaction tout aussi intempestive de Karym.

En entrevue avec le HuffPost Québec, le jeune homme de 22 ans reconnaît avoir été dur dans ses propos envers son ancienne soupirante lorsque celle-ci se vidait le cœur et attribue sa réaction à son propre manque de tact, sans toutefois manquer de rappeler que sa partenaire de jeu a aussi son caractère. Il a observé quelques secondes de silence lorsqu'on lui a fait remarquer que plusieurs, sur les réseaux sociaux, l'avaient trouvé méchant avec Karine.

«Peut-être que j'ai manqué de filtre quand je parlais, a-t-il avoué. C'est ainsi que moi je suis. Karine est une fille qui aime pleurer, parler fort, faire pitié. Moi, c'est ce que je trouve. C'est quelqu'un qui aime inspirer la pitié. Personnellement, dans l'aventure, je trouve qu'elle a été vraiment stratégique. Elle a «essayé» un gars, puis un autre, les gars ne voulaient pas, après elle est venue vers moi... Je pense que les gens devraient voir mon point de vue aussi.»

«Moi, je n'ai pas vraiment de tact. Quand ça sort, ça sort. C'est un peu comme Joanie. C'est une fille impulsive, elle dit ce qu'elle pense, alors des fois, ça paraît comme si elle était méchante. Quand tu es quelqu'un qui n'a pas de tact et qui dit ce qu'il pense, ça paraît plus mal. Mais Karine, je la respecte, je l'adore. À ce jour, on se parle, et on est en bons termes. C'est juste que, comment c'est sorti, ça paraissait irrespectueux, parce que sur le moment, dans l'action, il y a des mots qui sont peut-être un peu mal sortis. Et je m'excuse si c'a blessé des gens, mais ce n'était pas mon intention du tout.»

En début de semaine, Karym ne craignait pas de se faire apostropher par le public suite à son engueulade avec Karine.

«Je suis moi-même, plaide-t-il. J'ai dit ce que j'avais à dire, surtout à Karine. Karine est une fille qui aime faire un show. Elle aime mettre les gens avec elle, et moi, je voulais juste montrer au Québec ce que je ressentais envers elle. Parfois, ce que je dis, ça sort un peu «tout croche». C'est peut-être un défaut que j'ai, ça paraît peut-être comme un manque de respect, mais des fois, je suis juste maladroit. Mais il y aura toujours des critiques, peu importe, qu'on soit gentil, qu'on soit méchant. Ça ne me dérange vraiment pas. Pour moi, l'important, c'est de rester moi-même.»

D'ailleurs, le garçon regrette un peu de ne pas avoir montré plus rapidement ses vraies couleurs à Karine lorsqu'il a eu envie d'aller voir ailleurs, pendant le jeu.

«C'est un jeu, mais quand les autres filles sont arrivées, j'ai tout de suite «switch» de fille, parce que Karine n'était juste pas mon genre. Je pense que je n'ai pas été assez direct avec elle. C'est un peu ça, peut-être... J'aurais dû dire plus directement à Karine : c'est Shanie que je veux, et pas toi. C'a été le seul point négatif dans tout ça. J'ai dit à Karine que je voulais aller voir d'autres filles, et quand les autres filles sont arrivées, j'en ai choisi d'autres pour d'autres activités, je ne l'ai jamais caché. Je pense que le fait de ne pas avoir été assez direct a été le seul point négatif.»

L'après-OD

Pour l'instant, Karym apprivoise le retour à la vie normale après son périple télévisé à Bali. Il compte reprendre sous peu son emploi de portier au club 281, à Montréal, même s'il est conscient que son anonymat est désormais bel et bien derrière lui. Il voudrait éventuellement aller étudier en techniques policières. Il ne cache pas, toutefois, que les premiers jours après avoir renoué avec son quotidien ont été ardus.

«À un moment donné, j'ai eu un break down, raconte-t-il. Moi, dans ma tête, je pensais qu'en sortant d'Occupation Double, il y aurait deux ou trois personnes qui me reconnaitraient et qui me diraient allo. Mais ça n'a vraiment pas rapport! Chaque fois que quelqu'un me voyait, il me reconnaissait, c'était des photos, des questions... Quand j'entre quelque part, tout le monde m'achale. J'ai de la misère avec ça, je suis quelqu'un de discret, de low profile. J'ai vraiment eu un choc! Les gens me parlent souvent d'Occupation Double, le sujet revient toujours dans ma tête. J'ai vraiment trouvé ça difficile au début, mais là, je commence à m'habituer.»

Il trace néanmoins un bilan positif de son expérience, au cours de laquelle il jure avoir beaucoup appris.

«Là-bas, tu es trois mois sans cellulaire et sans voir ta famille. J'ai appris à apprécier les petites choses de la vie, la musique, ma famille, mes amis, ma mère ; quand j'ai revu ma mère, j'ai pleuré comme un bébé lala, j'étais très, très content. J'étais là-bas avec des gars de 28, 29 ou 30 ans. Moi j'avais 21, maintenant 22, et j'ai appris d'eux, ils m'ont donné des conseils sur la vie. C'était positif sur toute la ligne.»

Et Shanie? Après avoir presque accédé à la finale d'Occupation double Bali avec la belle blonde de Ste-Catherine, Karym compte-t-il poursuivre sa relation avec elle? Les étincelles entre eux ont-elles été assez puissantes pour continuer de briller même une fois les caméras éteintes?

«Moi et Shanie, on a retrouvé nos familles, nos amis, et on se voit, on fait des activités ensemble, on se parle, indique Karym. Comme on s'est dit, on va vivre l'après-OD, on prend notre temps, on ne presse pas les choses.»

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