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13/12/2017 17:54 EST | Actualisé 13/12/2017 17:58 EST

Les températures arctiques augmentent si rapidement que les ordinateurs n'y croient pas

Il manquait des données d'Utqiaġvik pour 2017 et certaines de 2016.

mtnmichelle via Getty Images

À 320 milles au nord du cercle polaire arctique, une station météorologique de la ville d'Utqiaġvik, en Alaska, collecte tranquillement des données sur la température depuis les années 1920.

Au début de ce mois, alors qu'ils préparaient un rapport sur le climat américain, les experts des Centres nationaux d'information sur l'environnement (NCEI) ont remarqué quelque chose d'étrange: il manquait des données d'Utqiaġvik pour 2017 et certaines de 2016.

Il s'avère que les températures enregistrées à Utqiaġvik pendant cette période étaient plus chaudes que jamais auparavant. À tel point, qu'un système informatique automatisé mis en place pour les données et pour supprimer les irrégularités l'avait signalé comme irréel et l'avait exclu du rapport.

Voici comment Deke Arndt, chef de la Direction du suivi du climat de la NOAA, a expliqué l'événement:

La température moyenne observée à la station météorologique d'Utqiaġvik a changé si rapidement qu'elle a déclenché un algorithme conçu pour détecter des changements artificiels dans l'instrumentation ou l'environnement d'une station.

Depuis 1979, la glace de mer de première année a commencé à être surveillée par satellite, les températures moyennes d'Utqiaġvik de janvier à septembre ont grimpé de 1,9 degré Fahrenheit - un changement presque deux fois plus important que dans les 48 états inférieurs.

Et en octobre, novembre et décembre, les températures ont grimpé en flèche, avec des différences respectives de 7,8, 6,9 et 4,7 degrés Fahrenheit, a précisé M. Arndt.

Ces températures plus chaudes démontrent que la quantité de glace de mer arctique dans la région a considérablement diminué, menant à un réchauffement encore plus important. Comme les températures étaient encore plus chaudes et qu'il y avait encore moins de glace, la station météorologique Utqiaġvik a fait ce qu'elle était censée faire: elle a envoyé un énorme drapeau rouge que quelque chose était brisée.

Il s'avère que ce n'était pas la station qui était cassée. C'était le climat.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Canada a été traduit de l'anglais.