POLITIQUE
12/12/2017 18:16 EST | Actualisé 12/12/2017 18:31 EST

Martine Ouellet prévoit devenir chef du Bloc «à temps plein»

L’année 2018 marque la fin du transparlementarisme pour la députée de Vachon.

LA PRESSE CANADIENNE

OTTAWA – L'année 2018 marque la fin du transparlementarisme pour Martine Ouellet. La chef du Bloc québécois terminera son mandat comme députée indépendante de Vachon à l'Assemblée nationale pour se consacrer à la politique fédérale « à temps plein ».

Neuf mois après son entrée en poste, la chef bloquiste dit qu'elle arrive à garder le rythme entre Ottawa, Longueuil et Québec. La navette prendra toutefois fin le 1er octobre 2018, date prévue des élections provinciales.

À ce moment-là, Mme Ouellet prévoit consacrer son énergie à mener une tournée à travers le Québec comme chef du Bloc. Elle se présenterait ensuite aux élections fédérales de 2019 pour pouvoir siéger à la Chambre des communes aux côtés de son caucus.

La double vie parlementaire qu'elle mène comporte cependant des défis. Lors de la fin de session à Québec, la semaine dernière, la députée indépendante n'a pas obtenu le consentement pour ses vœux de Noël en Chambre et sa conférence de presse de bilan s'est tenue sans la présence des médias.

Elle se défend également de dédoubler le travail de ses collègues de l'Assemblée nationale, qui votent contre des décisions du fédéral sur des sujets qui font consensus, comme la perception des taxes sur le site Netflix ou la défense du chantier naval Davie à Lévis, par exemple.

« Il faut arrêter de regarder la gestion [des dossiers] en silo, dit-elle. Les dossiers canadiens ont beaucoup d'impacts sur le gouvernement du Québec. » C'est seulement en voyant cette « intersection » des dossiers que le Québec pourra faire l'indépendance, à son avis.

D'autres dossiers portés par le Bloc québécois, comme le financement politique dans la circonscription du premier ministre Justin Trudeau, ne concernent que le fédéral, ajoute-t-elle.

« La page est tournée »

Mme Ouellet a présenté son deuxième bilan transparlementaire flanquée d'une partie des députés qui, six mois auparavant, étaient en rupture avec son leadership. Elle avait dû démettre de ses fonctions son chef de cabinet, Louis-Philippe Dubois, qui avait tenté de « couler » l'ancien chef par intérim du Bloc, Rhéal Fortin.

La nouvelle chef bloquiste avait dû présenter ses excuses à M. Fortin et choisir un autre chef de cabinet, de concert avec son caucus. Son chef parlementaire, Xavier Barsalou-Duval, un proche de M. Dubois, est pour sa part resté en poste, même si certains de ses collègues demandaient son départ.

À l'heure des bilans, Mme Ouellet dit que « la page est tournée » sur cet épisode et se dit « vraiment fière de travailler avec cette belle équipe ».