POLITIQUE

L'Assemblée nationale défend la hausse de salaire des députés

En vertu d'une décision d'Ottawa, chaque élu pourrait perdre entre 5500$ et 10 000$ par année.

07/12/2017 17:24 EST | Actualisé 07/12/2017 17:24 EST
wdragon via Getty Images

QUÉBEC – Dans une tentative de « rétablir les faits », le premier vice-président de l'Assemblée nationale, François Ouimet, a défendu la décision d'augmenter le salaire des députés pour compenser pour la future imposition du palier fédéral de leurs allocations de dépenses.

Le Journal de Québec a dévoilé une proposition du Bureau de l'Assemblée nationale (BAN) afin de neutraliser l'impact de ces coupes. Il aurait fallu un appui unanime des députés afin d'adopter le projet de loi en vitesse, juste avant la suspension des travaux pour le congé des Fêtes.

Les élus de Québec solidaire ont refusé d'appuyer cette mesure, sous prétexte que c'était une manœuvre en douce pour augmenter le salaire des députés.

« Je suis là pour vous dire que ce n'était ni en catimini, ni une hausse de salaire, a rétorqué M. Ouimet, qui s'est dit « peiné » de voir qu'il y avait eu un « dérapage » à ce sujet. L'objectif a toujours été de neutraliser les effets négatifs du budget fédéral. »

Ottawa a annoncé, lors de son dernier budget, que les allocations des députés provinciaux, des élus municipaux et des conseillers scolaires seront imposés dès 2019.

M. Ouimet dit que des mesures « correctives » doivent être adoptées d'ici la prochaine législature pour « corriger les impacts négatifs » de la décision fédérale et éviter que les députés élus aux prochaines élections votent leur propre salaire.

Les députés reçoivent à l'heure actuelle un salaire de base de 93 827$, en plus d'une allocation annuelle de dépenses de 16 981$ et une allocation de transport variant entre 8200$ et 20 500$, selon la taille de la circonscription. Ils peuvent aussi se faire rembourser des frais de logement allant jusqu'à 15 500$.

Avec les changements prévus par Ottawa, ils perdraient une partie de leur allocation de transport, soit entre 5500$ et 10 000$ par député.