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Déjà des milliers de réparations ont été faites au nouveau pont Champlain

Bref, il pourrait bien ne pas être livré à la date prévue.

04/12/2017 10:24 EST | Actualisé 04/12/2017 18:04 EST
La Presse canadienne/Ryan Remiorz

Le nouveau pont Champlain pourrait bien ne pas être livré à la date prévue, ont appris TVA Nouvelles et le Bureau d'enquête de Québecor.

Plus de 2000 réparations ont dû être faites sur des pièces importantes de la structure, dont des poutres-caissons qui devront supporter les trois travées de circulation.

La plupart des pièces défectueuses proviendraient de la firme Tecade en Espagne. Le consortium Signature sur le Saint-Laurent, qui s'occupe de la construction du pont, était au courant que des pièces venant d'Espagne nécessitaient d'être réparées à leur arrivée au Québec.

Néanmoins, le pont devrait être sécuritaire puisque les correctifs ont été apportés au bon moment.

La date prévue d'ouverture du pont est le 1er décembre 2018, mais les sources de TVA Nouvelles et du Bureau d'enquête de Québecor croient que les travaux de réparation «compromettent sérieusement» cette échéance.

Selon le contrat, le consortium Signature sur le Saint-Laurent doit terminer la construction avant cette date sans quoi il devra payer une pénalité de 100 000 $ par jour de retard.

Le gouvernement fédéral assure avoir mis en place «des mécanismes de contrôle rigoureux» avec Signature sur le Saint-Laurent et affirme suivre de près le processus de construction.

«La priorité du gouvernement du Canada est de s'assurer de ne faire aucun compromis sur la sécurité des usagers du nouveau pont Champlain tout en s'assurant de la qualité de sa construction pour une durée de vie de 125 ans», écrit une porte-parole du ministre de l'Infrastructure, Amarjeet Sohi.

Le ministre des Transports du Québec, André Fortin, se dit quant à lui heureux que les défauts aient été trouvés tout de suite et non pas à l'ouverture du pont au grand public.

« Ce qu'on entend aujourd'hui, c'est qu'on a l'assurance que ces réparations-là ont été faites et ont été bien faites, donc c'est une bonne chose, a-t-il déclaré à l'entrée du conseil des ministres. On ne veut en aucun cas compromettre la sécurité des usagers. »

Québec va continuer à parler avec le gouvernement fédéral pour s'assurer de respecter l'échéancier prévu.

Les administrations municipales de Montréal et Brossard n'ont pas souhaité commenter le dossier.

Avec les informations d'Olivier Robichaud et de Catherine Lévesque.