POLITIQUE

Montréal se prépare à la légalisation du cannabis

La légalisation engendrera des coûts pour la Ville, qui veut sa part des recettes.

29/11/2017 14:55 EST | Actualisé 29/11/2017 14:56 EST
Andres Stapff / Reuters

Montréal met les bouchées doubles pour se préparer à la légalisation prochaine de la marijuana. La Ville a mis sur pied un comité qui sera chargé d'élaborer la stratégie et les demandes de la métropole concernant l'application du projet de loi.

Rappelons que le projet de loi fédéral qui légalisera la marijuana doit entrer en vigueur le 1er juillet 2018, à moins que les débats entre la Chambre des communes et le Sénat ne le retarde. D'ici là, la Ville a beaucoup de travail à faire pour connaître les coûts liés à son application et décider comment adapter la réglementation municipale.

«Le but c'est d'être prêt [...] pour qu'on puisse adapter nos politiques au projet de loi lui-même», affirme Robert Beaudry, responsable des relations gouvernementales au sein du comité exécutif.

M. Beaudry devra notamment négocier avec ses vis-à-vis provinciaux et fédéraux pour obtenir une partie des recettes fiscales de la vente de marijuana. Il souhaite ainsi éponger les coûts engendrés par la légalisation.

«Ce projet de loi va amener énormément de coûts supplémentaires au niveau de la sécurité publique, par exemple», affirme M. Beaudry.

L'élu dirigera le comité avec l'aide de Rosannie Filato, responsable du développement social. Ils seront épaulés par des experts du monde de la santé et des services sociaux.

Règles harmonisées partout

M. Beaudry et Mme Filato devront aussi encadrer les endroits où la vente et la consommation de cannabis seront permis. Ils souhaitent que ces règles soient uniformes à travers les 19 arrondissements de Montréal.

«Le provincial a clairement dit que ça ne sera pas permis autour des établissements scolaires, donc c'est quelque chose qu'on devra regarder», souligne Mme Filato, sans toutefois préciser la distance minimale qui sera imposée.

Québec prévoit 15 points de vente dès l'an prochain pour sa future Société québécoise de cannabis (SQC), une filiale de la Société des alcools du Québec. Ce nombre sera multiplié par dix au cours des trois prochaines années.