POLITIQUE

Des noms circulent pour remplacer Sol Zanetti

D’influents militants ont été approchés pour remplacer le chef d’Option nationale.

29/11/2017 18:20 EST | Actualisé 29/11/2017 18:21 EST
LA PRESSE CANADIENNE

QUÉBEC – Deux influents militants indépendantistes ont été approchés pour remplacer le chef d'Option nationale, Sol Zanetti si la fusion avec Québec solidaire tombe à l'eau, a appris le HuffPost Québec.

Le comédien Denis Trudel confirme que des gens « assez haut placés » dans le parti lui ont demandé s'il était prêt à assumer la direction d'ON advenant le départ du chef actuel. S'il s'est montré surpris par la proposition, il n'y ferme pas la porte pour l'instant.

« J'aime bien Sol, je trouve qu'il fait du bon travail et il est chef d'Option nationale. Donc, la question ne se pose pas », a déclaré l'ex-candidat du Bloc québécois en entrevue.

L'ex-président d'ON, Nic Payne, a lui aussi été sollicité, mais dit avoir aussitôt décliné l'offre. Il précise que « cela ne témoigne pas de [sa] position en faveur ou en défaveur du projet du ralliement à QS ».

M. Payne était le seul autre candidat en lice contre M. Zanetti, lors de la course à la direction du parti en 2013.

Les militants de QS vont débattre et voter sur la proposition de fusion samedi, le 2 décembre, alors que les onistes se réuniront le dimanche 10 décembre pour décider du futur de leur parti. Si les deux partis votent en faveur, ON deviendra un « collectif » au sein de QS.

M. Zanetti assure qu'il n'a pas l'intention de démissionner, peu importe l'issue du vote. Il se dit « plutôt confiant » que la fusion entre QS et ON ira de l'avant, mais compte respecter le choix de ses militants.

Un camp informel du « Non »

Dans les derniers jours, des militants onistes ont présenté leur « Plan de relance d'Option nationale » pour contrecarrer la fusion anticipée de leur parti avec QS.

L'ex-président d'ON, Jocelyn Beaudoin, qui agit comme porte-parole du groupe, estime que « tout le processus de débat sur la fusion a mal été construit par la direction d'Option nationale » et que des « accrocs démocratiques » ont été commis.

À son avis, ON aurait dû se munir d'un camp du « Oui » et d'un camp du « Non » pour bien faire valoir leurs arguments. Il pense que M. Zanetti a profité d'une meilleure visibilité, en raison de sa conférence de presse conjointe avec les porte-paroles de QS du 5 octobre dernier.

M. Zanetti, de son côté, insiste pour dire que « tout s'est passé dans le respect des statuts du parti » et pense que les opposants à la fusion perdent de vue l'image d'ensemble dans la scène politique québécoise.

« Le véritable enjeu, c'est : qu'est-ce qui est mieux pour le mouvement indépendantiste? Je pense que M. Beaudoin perd ça de vue un peu avec ses considérations très procédurales, disons. »

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