POLITIQUE

Élections: un dépouillement judiciaire ordonné pour Longueuil

La nouvelle mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, devra attendre encore avant de célébrer.

13/11/2017 16:07 EST | Actualisé 14/11/2017 05:38 EST
Getty Images/iStockphoto

La nouvelle mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, devra encore attendre avant de célébrer sa victoire. Son opposante Josée Latendresse a obtenu qu'un dépouillement judiciaire soit ordonné par la cour.

Mme Parent a été élue avec seulement 118 voix de majorité. Mais 1266 votes ont été annulés sur les 59 594 bulletins reçus, ou environ 2%.

Le parti de Mme Latendresse, Longueuil Citoyen, a fait valoir que plusieurs bureaux de vote avaient des taux anormalement élevés de votes annulés et a noté plusieurs incongruités lors de la soirée électorale.

Le juge Luc Poirier s'est appuyé sur trois facteurs, outre le résultat serré, pour accorder le dépouillement judiciaire. Le principal concerne une erreur de bulletin de vote dans un des bureaux de scrutin.

Certains électeurs auraient reçu un bulletin contenant les noms des mauvais candidats au poste de conseiller municipal. Ceux-ci ont donc reçu un nouveau bulletin... mais pas seulement pour le conseiller. Ils ont aussi reçu un nouveau bulletin pour la mairesse. Ils ont donc pu voter deux fois pour la première magistrate de la ville.

Le juge Poirier a aussi noté que le nombre total de votes pour les conseillers municipaux diffère du nombre total de votes pour la mairesse. Des erreurs ont aussi été décelées lors du comptage, laissant croire que des bulletins ont été mal inscrits.

Plusieurs élus de Longueuil Citoyen étaient présents au palais de justice de Longueuil pour connaître le jugement. Mme Latendresse était toutefois absente, tout comme Mme Parent.

Les élus ont refusé de réagir à la décision. Une demande d'entrevue avec Mme Parent est restée sans réponse.

Le dépouillement judiciaire aura lieu mardi au palais de justice de Longueuil. Il pourrait s'étirer sur deux ou trois jours.

Au final, 170 boîtes de scrutin sur 495 seront rouvertes et scrutés par les représentants des partis politiques. Si ceux-ci ne s'entendent pas sur la validité d'un vote, celui-ci sera analysé par les avocats, qui plaideront leurs arguments devant le juge. Celui-ci aura le pouvoir final de décider si un vote doit être compté ou non.