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«Demain des hommes» : une nouvelle série de hockey à Radio-Canada

Une nouvelle série sur le hockey verra bientôt le jour à Radio-Canada!

13/11/2017 08:15 EST | Actualisé 13/11/2017 08:19 EST
Radio-Canada

Le sport national des Québécois a déjà été abondamment représenté au petit et au grand écran. Après la dynastie des Boys, Maurice Richard, Pour toujours les Canadiens, Ça sent la coupe, Pee Wee 3D et, bientôt, Junior Majeur au cinéma, et l'interminable saga Lance et compte, Patrice Lemieux 24/7 et Jean Béliveau à la télévision, on pourrait croire que tout a été dit, sur la glace comme dans la chambre des joueurs.

Mais il semble qu'il y ait encore de la matière à exploiter et des buts à compter. Radio-Canada y croit et annonçait, plus tôt cette semaine, la mise en branle récente du tournage de Demain des hommes, nouvelle série sur le hockey fignolée par les producteurs Richard Goudreau, de Melenny Productions (à qui on doit Les Boys) et Louis-Philippe Rochon, le scénariste Guillaume Vigneault et le réalisateur Yves-Christian Fournier.

On doit au tandem Vigneault-Fournier le formidable film Tout est parfait, qui dépeignait en 2008 un épisode de suicide chez une jeunesse tourmentée, aux émotions brutes, sans complaisance et avec grand réalisme. Voilà qui est de très bon augure pour Demain des hommes, dont l'intrigue sera campée dans l'univers du hockey junior.

Bientôt sortis de l'adolescence, mais pas encore des adultes, comme l'indique le titre, nos jeunes héros sur patins qui rêvent de la Ligue nationale apprendront sous nos yeux à perdre et à gagner, dans leur sport comme dans la vie. On les regardera surmonter épreuves et défis, poursuivre quête et rêves, s'accomplir ou s'enfoncer, triompher et festoyer; bref, devenir des hommes.

«Ce n'est pas Walt Disney», a signalé Yves-Christian Fournier à propos des tourments que connaîtront nos protagonistes, lesquels ne se comparent pas non plus aux soubresauts de Lance et compte, a-t-on précisé. «Si tout le monde se couche à 11h, c'est plate comme série», a ajouté Guillaume Vigneault.

Tout ça, épaulés de leurs entraîneurs, de leurs amis et petites amies, les parents n'étant pas nécessairement présents dans l'entourage des joueurs de hockey junior puisque ceux-ci vivent souvent en pension, en région éloignée.

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Beaucoup de personnages

Il y aura donc beaucoup, beaucoup de personnages dans cette fiction chorale qu'on tourne présentement, et jusqu'à la fin janvier, à Brossard (à proximité du Quartier Dix30), à Sorel, à Montréal, à Lachine, à l'Île Bizard et à Laval, entre autres, pour recréer une petite ville imaginaire d'une soixantaine de milliers d'habitants appelée Montferrand.

Oui, comme dans la chanson Jos Montferrand, de Gilles Vigneault, le père de Guillaume. On a situé Monferrand loin des grands centres et supposé qu'il faille traverser une halte du type du parc de la Vérendrye pour y accéder. La cité aura son propre «écosystème médiatique», sa station de radio et ses journaux.

Normand D'Amour incarnera Robert Dion, le coach des Draveurs de Montferrand, l'équipe qu'on suivra. Celle-ci fera partie de la Ligue junior élite du Québec, une organisation inventée, parce que la Ligue de hockey junior majeur du Québec a hésité à prêter son nom à Demain des hommes, pour des raisons d'image.

«On ne veut pas trainer la ligue dans la merde, mais on veut raconter une histoire», a mentionné Guillaume Vigneault au sujet des situations plus croustillantes de son récit. Une ville et une ligue fictives permettaient donc plus de liberté dans l'écriture des différentes péripéties.

Quant au titre des Draveurs, vous avez peut-être déjà entendu l'appellation, aussi accolée, dans la «vraie vie», à un clan de Trois-Rivières de la Ligue nord-américaine de hockey, qui n'existe plus désormais.

On décrit Robert Dion comme «un dur de la vieille école». L'homme, dont l'épouse empruntera les traits de Marie-Chantal Perron, se fera un brin bousculer par les méthodes plus modernes de son nouvel adjoint, Stéphane Meunier (Émile Proulx-Cloutier, qui devra prendre des muscles pour le rôle), que lui impose la direction de l'équipe.

De son côté, en plus de devoir asseoir son autorité auprès de ce collègue bourru, Meunier aura à bosser fort pour construire une relation avec sa fille de 14 ans, Valérie (Marguerite d'Amour, la fille de Normand D'Amour), qui reviendra vivre sous son toit.

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Serge Rousseau (Roger Léger), le flamboyant propriétaire des Draveurs, vit pour sa part avec sa troisième femme (Mahée Paiement), beaucoup plus jeune que lui, et est papa d'une adolescente de 16 ans, Roxanne (Sophie Nélisse), avec qui il a maille à partir.

Chez les joueurs, une dualité s'installera chez les talents prometteurs et ceux qui ont moins d'aisance avec la rondelle. Et il y a ceux qui sont bons, mais qui n'ont pas la passion, comme Maxime Richer (Pier-Gabriel Lajoie), 17 ans, étoile locale, dont le cœur est déchiré entre le hockey et la musique.

Jean-Sébastien Labelle (Antoine Pilon), 20 ans, meilleur ami d'enfance de Roxanne, devra composer avec sa réalité de sportif, mais aussi avec sa parentalité hâtive, qu'il partage avec sa copine de 19 ans, Noémie (Juliette Gosselin, que Richard Goudreau avait jadis recrutée pour la méga-production cinématographique Nouvelle-France).

Théo Landry (Samuel Gauthier) s'est pour sa part taillé une place au sein des Draveurs non pas grâce à ses aptitudes, mais à sa détermination, tandis que Benji McEwen (Alexandre Bourgeois) est perçu comme un «voyou des Maritimes».

Auront aussi leurs entrées dans le vestiaire Oleg Petrenko (Trevor Momesso), un gardien de but russe venu au Canada pour s'éloigner de sa famille, Jonathan Sirois (Karl Walcott), un «fils de riche» qui doit sa présence dans l'équipe à l'influence de son paternel, et Zach Walker (Joey Scarpellino), la grande vedette des Draveurs, que ses camarades envient parce qu'il vit le rêve de tous en ayant déjà été repêché par les Blues de St-Louis.

Dans le sillon immédiat des Draveurs graviteront en outre Chloé Bouchard (Marianne Fortier), responsable du casse-croûte de l'aréna et future infirmière abandonnée à son sort, et Yvon (Alexis Martin), l'oncle grincheux de Théo, qui fait office de famille d'accueil pour son neveu mais qui n'est pas tellement content de l'accueillir.

Catherine De Léan personnifiera la médecin de l'équipe, Pascale Desrochers deviendra la mère de Chloé et Isabelle Guérard se glissera dans la peau de l'ex-conjointe de Stéphane Meunier et mère de sa fille Valérie. Xavier Huard, Guillaume Perreault, David-Alexandre Coiteux et même Jean-Charles Lajoie, en commentateur, complèteront ce tableau très chargé.

Tout ce beau monde aura ses enjeux personnels à affronter, tant et si bien que Demain des hommes ne plaira pas qu'aux adeptes de hockey, ont statué Radio-Canada et les artisans du projet. Demain des hommes contiendra environ 25% de scènes sur la glace, et le reste se déroulera à l'extérieur, a-t-on spécifié.

La première saison de Demain des hommes, qui pourrait ensuite se continuer, comptera 10 tranches d'une heure, qui seront d'abord déversées sur Tou.tv Extra au printemps prochain pour visionnement en rafale. Une diffusion est ensuite prévue à la télévision de Radio-Canada à une date encore indéterminée.

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