BIEN-ÊTRE

Gibou: des modèles 100% québécois tricotés par des retraitées passionnées

Du beau, de l'éthique, du local!

06/11/2017 15:20 EST | Actualisé 07/11/2017 09:53 EST

Née d'une passion pour le tricot, Sarah Beaudoin lance en septembre 2014 l'entreprise Gibou qui propose des accessoires faits à la main tels que des tuques, des foulards, des couvertures et plus encore. Tout est fait à la main au Québec, mais aussi fabriqué à partir de laine canadienne 100% vierge et de fourrures recyclées.

Suscitant rapidement l'intérêt des consommatrices à la recherche d'accessoires à la fois chauds, stylés et fabriqués localement, Gibou connaît un succès grandissant. Résultat? Sarah décide d'aller chercher du renfort en déléguant la confection de ses produits à des femmes retraitées qui partagent la même passion qu'elle.

Entretien avec une femme d'affaires qui fait rimer beau, éthique et local.

Courtoisie Gibou

Photo:Tuque signée Gibou

Le tricot, une passion née quand et comment de ton côté?

« J'ai appris à tricoter au secondaire, il y a plus de 10 ans. J'ai commencé un midi avec une amie et le soir, dans l'autobus, j'ai terminé ma première tuque. Ça a tout de suite été un coup de cœur pour moi. Lorsque je suis entrée au Cegep, je tricotais pour mes collègues de classe, rien de systématique, toutes les commandes étaient écrites sur des feuilles mobiles. Chacune des tuques étaient uniques avec des spécificités particulières. Le soir, j'allais chercher la laine nécessaire pour les commandes de la journée. Je me rappelle m'être fait prendre à tricoter durant un cours de français !» - Sarah Beaudoin, fondatrice de Gibou.

Qui sont ces femmes qui tricotent pour toi?

« Ce sont des retraitées entre 50 et 78 ans. On est ouvert à faire tricoter des hommes aussi ! »

Comment tu les recrutes?

« En fait, depuis le début, c'est plutôt de bouche à oreille. Ça a commencé avec des femmes dans ma famille, puis leurs amies, puis les amies des amies. Il nous arrive aussi de recevoir des courriels de femmes intéressées à joindre nos rangs. Par la suite, nous faisons des petites formations pour leur enseigner la technique "gibou". Elles sont généralement très minutieuses et déterminées dans cet apprentissage. Toute la production du tricot se fait de chez elles. Il arrive aussi que certaines d'entre elles se rassemblent pour tricoter, c'est super !»

Courtoisie Gibou

Photo: Les tricoteuses de chez Gibou

Ce sont des produits 100% locaux, éthiques ?

« Oui absolument. Les tuques sont tricotées dans la région de Montréal, à la main par les retraitées. La laine des accessoires provient du Canada. La fourrure provient d'anciens manteaux de fourrure, nettoyés, qui sont entièrement transformés à notre atelier de Montréal. On leur donne donc une deuxième vie.»

C'est un peu faire revivre le savoir-faire d'antan ?

« Théoriquement, oui. Mais concrètement, il s'agit plutôt de faire vivre une passion pour le travail manuel en impliquant et valorisant des femmes dans le processus. Personnellement, j'ai lancé l'entreprise parce que je voulais en tricoter le plus possible, j'adorais ça ! Et maintenant, je sens le même engouement de ces femmes. Ça leur permet de s'impliquer dans ce projet, sans pression bien entendu. Lorsqu'elles n'ont plus de laine, elles se disent en "manque" de laine. On reçoit automatiquement un courriel !»

Pour plus d'infos: gibou.ca.