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Harcèlement: voici le numéro de téléphone à donner aux personnes insistantes

Un nouvel outil vient d'être lancé au Québec pour lutter contre le harcèlement téléphonique.

01/11/2017 15:09 EDT | Actualisé 02/11/2017 05:40 EDT
Facebook Je dis non

Un nouvel outil, qui s'inspire des initiatives en France et aux États-Unis, vient tout juste d'être lancé au Québec pour lutter contre le harcèlement. La campagne Je dis non (#jedisnon) permet d'envoyer un appel ou un texto sur le consentement aux personnes qui se veulent un peu trop insistantes.

«On a mis ensemble un budget total de 1000$ pour démarrer et voir où cela va nous mener», explique Patrick Lincourt, concepteur du projet, qui a lancé l'initiative le 30 octobre avec ses partenaires financiers du site web de piège téléphonique Kawab!. «Nous avions déjà la technologie pour les serveurs téléphoniques, grâce à Kawab, nous avons donc décidé d'offrir le service au Québec», précise-t-il.

Le service est gratuit et facile d'utilisation:

1. Quelqu'un insiste pour avoir ton numéro de téléphone, même si tu lui as dit non ?
2. Choisis un de nos numéros de téléphone #jedisnon et donne-le-lui.
3. Dès qu'il écrira ou téléphonera à ce numéro, il recevra une mise à jour sur le consentement.
#jedisnon

Pour le moment, huit numéros — qui couvrent entre autres la région de Montréal, de Québec, la Rive-Nord et la Rive-Sud de Montréal — sont disponibles. «Si on voit qu'il y a une demande dans une région, on va y répondre rapidement», assure Patrick Lincourt.

Il coûte environ 0,02$ par appel ou texto aux instigateurs du projet. Avec leur budget initial de 1000$, ils estiment donc pouvoir faire 50 000 appels ou textos. Une campagne de financement sur GoFundMe a aussi été démarrée afin d'acheter d'autres numéros de téléphone dans différentes régions du Québec et de payer les frais associés aux lignes téléphoniques. Il est également possible de faire un don par PayPal sur le site web de Je dis non.

En France, le numéro «anti-relous» a dû être désactivé à la suite d'une campagne de cyberharcèlement. Un groupe d'internautes ont envoyé «plus de vingt mille messages d'insulte» dans le but de «causer un préjudice financier», selon les deux militants féministes à l'origine du projet.

Selon le Service de police de la Ville de Montréal, une personne commet du «harcèlement téléphonique si elle effectue ou si elle fait effectuer des appels téléphoniques répétitifs destinés à harceler quelqu'un». Si les appels persistent, on suggère de porter plainte à la police.

Pour plus d'informations sur Je dis non, c'est par ici.