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39e Gala de l’ADISQ : Samuele dit bienvenue aux réfugiés

Un appel à l'union clair et sans équivoque.

30/10/2017 12:49 EDT | Actualisé 30/10/2017 12:49 EDT

Nous vous la présentions dimanche dans un long portrait où elle détaillait elle-même ses valeurs militantes. Le 39e Gala de l'ADISQ était alors sur le point de débuter, et Samuele y était finaliste dans la catégorie de la Révélation de l'année. L'auteure-compositrice n'a finalement pas enlevé les lauriers, qui sont plutôt allés au jeune Émile Bilodeau.

Mais Samuele n'a néanmoins pas loupé son occasion d'utiliser cette tribune d'un soir à bon escient, de transmettre un message qu'elle juge important. Ses musiciens et elle l'ont fait tout en douceur, au moyen de chandails noirs faits sur mesure, où était inscrit, en jaune: «Réfugiés Bienvenue» et, en plus petites lettres: «Emmenez vos familles». Un appel à l'union clair et sans équivoque.

«Je ne comprends pas qu'on n'ait pas envie d'accueillir des gens qui n'ont plus de maison, a martelé Samuele, sans s'emporter. Je ne comprends pas qu'une personne puisse être considérée comme illégale. Pour moi, ça ne fait pas de sens. Il y a aussi toute une problématique par rapport aux enfants qui habitent déjà ici et qui ne peuvent pas avoir accès à une éducation publique et gratuite, parce que leurs parents sont illégaux.»

«Je pense que cette peur, cette colère dirigée vers l'autre, vers les gens qui sont différents, est mal dirigée. Je pense que les gens ont l'impression de perdre leur confort et ont l'impression que ce sont les nouveaux arrivants qui le leur volent. Mais ce ne sont pas les nouveaux arrivants qui volent les acquis à la population, c'est le gouvernement...»

Samuele avait l'intention de répéter son propos à la caméra si elle devait aller chercher un trophée, dimanche. Ses troupes et elle ont également distribué, à qui voulait bien le prendre, avant et pendant le gala, un petit dépliant portant sur la notion de consentement au sens large, un sujet on ne peut plus d'actualité par les temps qui courent. Le document, que Samuele désigne comme un «zine», peut également être consulté sur son site web et sera aussi accessible lors de son prochain concert à Montréal, à la Sala Rossa, le 8 novembre.

Anxiogène

Sur une note personnelle, quel bilan trace Samuele de sa jeune carrière jusqu'à maintenant?

«Si je n'avais pas le support moral de ces trois personnes-là, je ne pourrais pas faire cette job-là, a-t-elle reconnu en désignant ses musiciens. C'est terriblement anxiogène! Mais j'adore ça. Une fois que je suis sur la scène, j'oublie tout le reste, j'ai vraiment beaucoup de plaisir...»

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