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Un photographe de mode montréalais ferait face à trois plaintes pour agression sexuelle

Plusieurs témoignages concernant des allégations d'inconduites sexuelles du photographe circulent sur les médias sociaux.

26/10/2017 16:30 EDT | Actualisé 26/10/2017 17:03 EDT
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Plusieurs témoignages concernant des allégations d'inconduites sexuelles concernant un photographe de mode réputé de Montréal circulaient sur les médias sociaux au cours de la dernière semaine.

Voilà que trois plaintes au criminel auraient été portées contre Maxime Comtois qui est aussi connu sous le nom de «Monsiieur Coms».

Deux anciens modèles du photographe et une femme qui l'a connu à l'adolescence ont déposé des plaintes de viol et d'agression sexuelle contre lui, rapporte le Journal de Montréal.

Karine Richard, l'une des trois plaignantes qui ont décidé de raconter leur histoire au quotidien montréalais, a relaté avoir fait la connaissance de Comtois par le biais des réseaux sociaux en 2009. Ce dernier lui aurait offert une séance gratuite. Étant à ses débuts comme modèle et voyant la notoriété du photographe, elle a accepté. Après la séance, ils se seraient embrassés, ce à quoi Mme Richard avait consenti. Mais Comtois l'aurait ensuite agressé sexuellement.

La deuxième victime, qui a demandé à garder l'anonymat, a vécu un scénario qui ressemble à celui de Karine Richard. C'était en 2010 que Comtois l'avait contacté pour une séance gratuite. Au terme de celle-ci, elle l'aurait embrassé et l'aurait suivi dans sa chambre. Elle était consentante au rapport sexuel, mais a changé d'idée durant l'acte. Elle lui aurait crié d'arrêter, mais ce dernier «l'aurait tenu de toutes ses forces avant de la relâcher quand il avait fini».

La troisième femme qui a porté plainte allait à la même école secondaire que Comtois. Les gestes reprochés à Comtois seraient survenus en 1998 alors que les deux adolescents étaient âgés de 15 ans lors d'une soirée au domicile de l'homme.

Lundi soir, Keven Chi, qui serait l'ancien coloc et collaborateur de «Monsiieurs Coms» selon le site web TonBarbier.com, a publié un long message sur sa page Facebook pour demander «que le silence [soit] rompu» et que «justice [devait] être rendue». Il invitait toutes les victimes de Comtois, qu'il décrivait comme «un homme dérangé et dangereux», à partager leur histoire.

Plusieurs témoignages ont d'ailleurs été partagés avec le mot-clic #stopmonsiieur sur Facebook.

Maxime Comtois aurait fermé ses pages Facebook et son compte Instagram aurait été suspendu. Le Journal de Montréal a contacté Comtois qui l'a renvoyé vers son avocate qui a déclaré que son client niait «formellement les allégations dont il faisait l'objet».

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