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Une école de formation pour les activistes de «résistance» s'étend à la côte ouest

Des conférences à Harvard et à Berkeley aident les progressistes à se battre contre l'administration Trump.

02/10/2017 18:44 EDT | Actualisé 02/10/2017 18:51 EDT
Andrew Gunners

La «Resistance School», basée à l'Université Harvard, s'étend à un deuxième campus sur la côte ouest, celui de l'Université de Californie à Berkeley.

Des étudiants de deuxième cycle à la Harvard Kennedy School of Government ont ouvert la «Resistance School», qui offre depuis mars une série de lectures gratuites disponibles en ligne pour équiper les activistes progressistes avec les outils dont ils ont besoin pour combattre l'agenda politique du président Donald Trump.

Six mois et 175 000 participants plus tard, les cours de la «Resistance School» recommencent ce jeudi au campus de Berkeley. Berkeley et Harvard vont alterner le rôle d'hôte pour huit conférences - deux fois plus qu'à la première session.

Les conférences à Berkeley sont préenregistrées avec un public en personne et apparaîtront en ligne à 18 heures, heure de l'Est, un jeudi sur deux.

«En tant qu'étudiants à Berkeley, nous avons accès à des experts extraordinaires et nous voulons rendre ces opportunités disponibles au grand public» a expliqué Kori Anderson, cofondatrice de la «Resistance School» @Berkeley, comme la section de Berkeley s'appelle. «Nous sommes enracinés dans cette région qui a été le centre de plusieurs mouvements progressistes à travers l'histoire et qui continue à avoir cette communauté dynamique d'organisateurs et d'activistes.»

Des experts en politique et des activistes chevronnés vont diriger les cours. Les participants sont ensuite invités à prendre avantage des lectures complémentaires et de discuter de stratégie sur un réseau Slack spécifique.

Les cours de la série de Berkeley ont plusieurs thèmes, dont «transformer la résistance en mouvement social» et «communiquer par rapport à l'ethnie en politique et en organisation».

Les vidéos des conférences vont être disponibles à ResistanceSchool.org, le site web de Resistance School @ Berkeley.

REUTERS
Des manifestants protestent contre le président Donald Trump alors qu'il livre un discours sur la réforme fiscale à Indianapolis, en Indiana, le 27 septembre 2017.

Harvard n'a toujours pas annoncé ses invités pour la deuxième session. La première session de classes, disponible à ResistanceSchool.com, offre des présentations de l'historien et spécialiste en droits humains Timothy McCarthy, de Sarah El-Amine, l'ancienne directrice exécutive d'Organizing for Action, de Marshall Ganz, expert en politique publique de Harvard, et de Michael Blake, vice-président du Democratic National Committee.

Même si des étudiants des cycles supérieurs ont créé la Resistance School, le programme n'est pas affilié à aucune des deux universités. Par contre, puisque c'est des groupes étudiants, les deux filiales de la «Resistance School» ont reçu des fonds des universités. Les sites web des deux sections encouragent aussi les gens à supporter leur travail avec des donations.

La Resistance School est un de plusieurs groupes fondés pour canaliser la passion progressiste inspirée par l'opposition aux politiques de Trump. Certaines des nouvelles organisations les plus importantes incluent Indivisible, Flippable, et SwingLeft. Chacune à leur façon, elles mobilisent les gens autour d'une différente forme d'activisme démocratique.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit et adapté de l'anglais.