POLITIQUE

Gerry Sklavounos aurait dû se garder «une p’tite gêne», selon Manon Massé

Le député a appuyé une motion pour contrer la violence faite aux femmes.

20/09/2017 18:20 EDT | Actualisé 20/09/2017 18:20 EDT
LA PRESSE CANADIENNE

QUÉBEC – La porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, était estomaquée de voir que Gerry Sklavounos, éjecté du caucus libéral en raison d'allégations d'agressions sexuelles, s'est rallié à une motion qui soutient les femmes victimes de violences.

L'Assemblée nationale a souligné à l'unanimité la 36e Journée d'action contre la violence sexuelle faite aux femmes, qui se tenait le vendredi 15 septembre, et a du coup réitéré l'importance de dénoncer « toutes les formes de violences faites aux femmes ».

La motion était présentée par la ministre responsable de la Condition féminine, Lise Thériault, et appuyée par tous les partis politiques et tous les députés indépendants.

« J'ai été choquée parce qu'il n'a même pas eu le jugement de s'abstenir, a réagi Mme Massé en entrevue. On parlait explicitement d'égalité entre les hommes et les femmes, des rapports sains entre les personnes. »

L'an dernier, M. Sklavounos a fait l'objet d'allégations d'agression sexuelle par la jeune Alice Paquet. Même s'il a été blanchi par le Directeur des poursuites criminelles et pénales, d'autres témoignages ont refait surface qui confirment que le député de Laurier-Dorion avait une attitude déplacée envers les femmes. Il siège toujours comme député indépendant à ce jour.

« Si M. Sklavounos avait vraiment compris comment le harcèlement a des impacts indélébiles chez les femmes, s'il avait minimalement compris quelque chose, il se serait abstenu. Il aurait dû se garder une p'tite gêne », a conclu Mme Massé.

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