BIEN-ÊTRE

​​​​​​​Changement de menus à l’Auberge Saint-Antoine à Québec

Prometteurs pour un moment.

15/09/2017 09:43 EDT | Actualisé 15/09/2017 09:43 EDT
Courtoisie Auberge Saint-Antoine

En juin dernier, à l'annonce du changement de nom du restaurant Panache pour Chez Muffy, les critiques avaient été nombreuses. « Ça a duré deux semaines. On a expliqué le pourquoi, puis les gens ont compris », lance Guy Lombard, codirecteur de l'Auberge Saint-Antoine.

Débarqué au début de l'année, le couple Lombard avait été mandaté par la famille Price, propriétaire de l'établissement, pour changer plusieurs points de l'établissement Relais & Châteaux, dont la restauration.

Chez Muffy pour rester

Oubliez le Panache et sa table gastronomique. Chez Muffy est là pour rester, martèle le directeur général. « Panache, c'était un restaurant de grandes occasions. Primé, apprécié, mais peu fréquenté par les résidents du secteur, poursuit M. Lombard, en entrevue. Notre objectif était de rendre accessible la restauration aux gens de Québec. Pour qu'ils viennent un soir de semaine, luncher, ou prendre l'apéro au bar. »

Ainsi, durant l'été, les nappes blanches ont été remisées et les assiettes ont été entièrement revues. Résultat : le prix du repas en soirée a fondu de presque 45 % et plus de gens s'y sont attablés.

Il faut savoir que ce nom revêt une signification particulière pour l'établissement. Muffy étant le surnom de la matriarche de l'Auberge Saint-Antoine, une femme espiègle, rassembleuse et qui aime recevoir.

Un cocktail au lobby

Dans ce vent de changement, les nouveaux gestionnaires ont aussi réaménagé le bar Artefact, dans le lobby de l'hôtel, qui a aussi perdu son appellation de café. Plus stylisé, plus branché, le lieu invite à boire un cocktail et à l'accompagner d'un plat d'huîtres, de fruits de mer ou de charcuteries locales. « On aimerait que ce soit un bar pour un 5 à 7 entre amis, pour sortir en ville », renchérit M. Lombard, dont l'impressionnante feuille de route compte une dizaine d'hôtels de prestige partout dans le monde qu'il a, avec sa femme Dagmar, administré avec toujours la même volonté : rendre l'hôtellerie plus attrayante et être davantage « locavores ».

Un potager en croissance

Tant sur la table de Chez Muffy qu'au bar Artefact, le menu est garni des légumes frais du jardin, lequel est soigneusement cultivé sur les vastes terres l'Île d'Orléans depuis sept ans. Le jardinier-maraîcher Alexandre Faille y travaille à temps plein, été comme hiver. « L'été, 95% de nos légumes proviennent du jardin, lance fièrement le chef Julien Ouellet. On y cultive aussi plusieurs plantes et fines herbes et on y produit aussi du sirop d'étable, avec l'aide de l'acériculteur voisin ». « Notre volonté serait de construire une serre pour prolonger la saison d'au moins deux à trois mois et être pratiquement auto-suffisant pour certains aliments », ajoute M. Lombard.

Parmi la variété offerte dans le jardin, on compte plusieurs légumes ancestraux, qui sont à nouveau prisés par le chef, dont la fameuse tomate Mémé de Beauce, gigantesque et sucrée. « C'est la saison des courges algonquines qui débute, poursuit le chef. On en aura tout l'automne dans le menu. » Sans oublier les légumes qui seront mis en conserve, déshydratés ou congelés pour l'hiver. « On n'a pas la prétention d'être 100% local, mais on aime l'être de plus en plus ».

8, rue Saint-Antoine, Québec, www.saint-antoine.com

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