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Alerte Amber: la mère laisse dans le deuil ses quatre enfants, dont Louka, toujours porté disparu

Le couple venait de se séparer et il n'en était pas à sa première rupture.

15/09/2017 14:17 EDT | Actualisé 15/09/2017 14:21 EDT
Facebook / Ugo Fredette
Ugo Fredette et Véronique Barbe dans des jours meilleurs.

La femme qui a été retrouvée sans vie, jeudi soir à Saint-Eustache, était la mère de Louka Fredette, 6 ans, porté disparu, mais aussi de trois autres enfants qui seraient hors de danger.

Véronique Barbe a succombé à ses blessures, elle qui aurait été poignardée. La femme de 41 ans était la mère de Louka, ainsi que de deux autres garçons et d'une petite fille nés lors d'une union précédente.

D'ailleurs, selon des amis du couple, les trois autres enfants de Mme Barbe se trouvaient chez leur père au moment du présumé meurtre. Seul le jeune Louka était présent, mais impossible pour l'instant de savoir si l'enfant a été témoin du drame.

Le suspect, Ugo Fredette, est le père de Louka. Le couple venait de se séparer et il n'en était pas à sa première rupture. La garderie en milieu familial Les Petites grenouilles était même fermée depuis quelques semaines pour des raisons personnelles de la propriétaire, la victime.

«Mon coeur saigne et j'ai de la misère à dealer avec mes émotions. Mon amie, mon Amour du secondaire, tu vas me manquer terriblement, repose en paix mon ange. Et toi Ugo Fredette ramène Louka s.v.p.», lance Martin Côté.

L'alerte Amber déclenchée depuis jeudi soir afin de retrouver l'enfant et son père est toujours en vigueur. Selon les dernières informations avancées par la SQ, Fredette aurait fait un arrêt dans un hôtel de Rouyn-Noranda et un témoin crédible l'aurait aperçu, seul, à Maniwaki.

La camionnette du suspect, elle, a été retrouvée, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans une halte routière à Lachute, située à une trentaine de kilomètres à l'est de la résidence d'Ugo Fredette, mais personne ne se trouvait à l'intérieur.

Ugo Fredette est un passionné de cinéma. Il a participé, en compagnie d'un ami, le réalisateur Stéphan Parent, à plusieurs projets concernant des enlèvements ou des crimes non résolus, comme 7 femmes et Novembre 84. Ils avaient aussi travaillé à un documentaire sur la disparition et le meurtre de Cédrika Provencher, en juillet 2007.

Son ami est sous le choc. «Je viens de perdre une amie. Véronique, tu vas me manquer. Je pense aussi à tes enfants, je suis dévasté. J'espère de toutes mes forces que Louka et Ugo seront retrouvés sains et saufs. Je ne veux pas perdre deux autres personnes de plus. Je suis tellement, mais tellement triste. C'est une horrible tragédie. UGO, S'IL TE PLAÎT, RENDS-TOI À LA POLICE», livre M. Parent.

Une autre amie du suspect, Karyne Deslauriers, est peinée. «J'ai le coeur en mille miettes. Ugo, stp, et je sais que tu as jeté ton cellulaire, demande de l'aide et rends-toi avec ton gars. Donne-toi la chance de pouvoir te faire tendre la main. Et de grâce épargne ton enfant.»

Son amie Manon Pelchat est, pour sa part, sans mot, «Ugo Fredette s.v.p. ramène le petit en sécurité. Il n'a pas à payer pour ça. Pense à lui et agit en père s.v.p. pour ton fils».

«J'ai toujours cru que tu étais un gars avec de belles valeurs, reviens à la raison et écoute ton coeur de papa. Rends-toi, tu as plein de gens qui t'aiment autour de toi. Sois brave! Fais le pour ton petit bonhomme», ajoute Hélène Fredette sur sa page Facebook.


Laisse-moi Louka

Par ailleurs, une mère de Laval, Francine Laplante, s'adresse directement au suspect, le suppliant de lui laisser l'enfant. Elle qui n'a aucun lien de parenté avec le suspect ni la victime.

«Ugo s.v.p dépose Louka devant ma maison, je vais lui ouvrir grand ma porte et mon cœur. Je t'en prie Ugo, laisse-nous la chance de te tendre la main. Ugo fais-moi confiance, appelle-moi (elle écrit son numéro de téléphone et donne son adresse sur Facebook) aucun jugement promis sur la tête de mes cinq enfants. Je ne perds pas espoir qu'il me téléphone», a confié la dame au HuffPost Québec.

Criminologue de formation, Mme Laplante consacre sa vie aux enfants, elle en a cinq, dont quatre ont été adoptés. «J'ai accompagné à ce jour plus d'une trentaine d'enfants en fin de vie. Pas facile de voir un enfant mourir dans ses bras.»