BIEN-ÊTRE

Pour leur rentrée en maternelle, depuis 1950, toutes les filles de cette famille portent la même robe

Une tradition qui permet de resserrer les liens familiaux.

14/09/2017 11:15 EDT | Actualisé 14/09/2017 11:17 EDT

La famille de Jenny Hirt donne une toute nouvelle dimension aux vêtements de récup'. Dans la famille, elles sont 19 à avoir porté la même robe pour leur première rentrée en maternelle depuis 1950.

Jenny a envoyé ses deux enfants à l'école, Caroline, âgée de 4 ans, et Ally, âgée de 6 ans, avec cette même robe jaune et violette. La tenue se transmet dans la famille depuis qu'en 1950 sa tante, Marha Esch, l'a portée pour la première fois. C'est l'arrière grand-mère de Jenny, Maude Hatton Bryant, qui l'a cousue, et sa grand mère, Helen Esch Stewart, qui l'a brodée.

Courtesy of Jenny Hirt
Jenny Hirt's 4-year-old daughter, Caroline Hirt (right), wore the dress this year for her first day of kindergarten. The first person to wear it was Jenny's aunt, Martha Esch (left), in 1950.

Cette mère de famille de Durango, dans le Colorado, l'avait elle aussi quand elle entrée en maternelle, en 1981. Portée par 19 enfants impatients d'aller pour la première fois à l'école, la robe a voyagé à travers sept états américains : le Michigan, la Caroline du Nord, l'Arizona, l'Oregon, le Colorado, l'Ohio, et la Floride.

Cet été, Jenny a dû effectuer de petites réparations à la robe, et remarqué que les boutons avaient déjà été déplacés trois fois. Le vêtement a sûrement été adapté pour aller à tous les enfants de la famille, imagine-t-elle.

Courtesy of Jenny Hirt
The dress has been worn by 19 different people in Jenny's family and has traveled to seven states.

Ally, la fille aînée de Jenny, était enthousiaste à l'idée de porter une robe que portaient déjà sa mère et sa grand mère pour leur rentrée. Caroline, la cadette, a elle préféré ajouter sa touche personnelle avant d'accepter de la porter.

"Elle voulait porter ses chaussures favorites," raconte Jenny au HuffPost américain. "Et elle refusait aussi de tresser ses cheveux, comme le voulait la tradition. En tant que mère, vous savez, nous choisissons nos batailles. Ce que je voulais, c'est que sa première journée en maternelle se passe bien."

Quant à sa nièce, Sylvie Johnson, elle a été "corrompue avec un peu de glace", rit-elle, pour être la dix-neuvième personne de la famille à porter la robe pour sa rentrée.

Courtesy of Jenny Hirt
Jenny's oldest daughter, 6-year-old Ally (left), was the 17th person to wear the dress. Her niece, Sylvie Johnson (right), was the 19th. 

Trois autres enfants dans la famille, âgés de deux, trois et quatre ans, doivent encore porter la robe pour leur prochaine rentrée. Sa famille est attachée à cette transmission et à la conservation de ses traditions, explique Jenny.

"Cela inclut aussi bien les recettes, raconte la mère de famille, que les vêtements, les bijoux, les œuvres d'art, les chaises, les instruments de musique... tout et n'importe quoi !" Et de poursuivre : "Quand j'étais enceinte de ma première fille, ma mère m'a envoyé une boîte pleine de mes vêtements et jouets d'enfance, qu'elle a gardé pendant des années jusqu'à ce que je porte mon premier enfant. Ally et Caroline ont joué avec beaucoup de jouets ou poupées avec lesquels je jouais déjà quand j'étais petite."

Ally aime particulièrement porter ces vieux vêtements.

"Parmi ses vêtements préférés, il y a un sweat que j'ai depuis 1979", confie-t-elle au HuffPost. "L'année dernière, elle est même allée à l'école avec une jupe des années 50, qui appartenait à ma tante Martha, et ce sweat des années 70."

Jenny espère que les traditions vestimentaires de sa famille encouragent les autres familles à prendre une pause, et à savourer les choses qui ont du sens pour elles.

"C'est un moyen de transmettre des souvenirs de famille, d'instiller chez nos enfants une fierté vis-vis de nos traditions, et de resserrer les liens familiaux", raconte-t-elle. "C'est important pour nous."

H/T Today

Cet article, initialement publié sur le HuffPost américain, a été traduit par Yves Souben - ensuite publié sur le HuffPost France.

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