POLITIQUE

Le crédit d’impôt pour le jeu vidéo est défendu par cinq anciens ministres des Finances

Et le limiter aux entreprises locales serait une erreur, plaident-ils.

13/09/2017 07:12 EDT | Actualisé 13/09/2017 07:12 EDT
Ubisoft
Une image d'Assassin's Creed Unity, produit par le studio Ubisoft à Montréal.

Les crédits d'impôt accordés par l'État québécois aux entreprises afin de soutenir la production de titres multimédias sont toujours pertinents. Du moins, si l'on en croit cinq anciens ministres des Finances québécois.

Dans une lettre publiée dans Le Devoir, Bernard Landry, Pauline Marois, Michel Audet, Monique Jérôme-Forget et Raymond Bachand défendent les crédits d'impôt mis en place au fil des dernières années. «Les investissements internationaux sont de puissants leviers de croissance économique», affirment-ils. «Grâce à cette approche stratégique, la métropole se classe aujourd'hui dans le « Top 5 » des plus grands centres mondiaux en jeux vidéo, en effets visuels, en intelligence artificielle et en aérospatiale, attirant ainsi les plus grands joueurs», font ainsi valoir les anciens ministres libéraux et péquistes.

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Par ailleurs, limiter les crédits d'impôt aux entreprises locales serait pour eux une erreur. Une telle décision serait «discriminatoire et nuirait à une petite économie comme celle du Québec, dont la croissance est fondamentalement reliée à son degré d'ouverture économique», écrivent-ils.

Ces ex-ministres interviennent dans le débat alors que le crédit d'impôt pour la production de titres multimédias (CTMM) a été récemment critiqué par des chefs d'entreprises technologiques québécoises et des chercheurs du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO).

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