POLITIQUE

5 choses qui sont passées inaperçues pendant le débat du NPD

Oui, il y a eu des moments drôles.

28/08/2017 05:30 EDT | Actualisé 28/08/2017 05:48 EDT
LA PRESSE CANADIENNE

MONTRÉAL – Si la course à la direction du NPD s'est déroulée dans la quasi indifférence jusqu'à maintenant, elle a brièvement refait les manchettes avec les divergences des candidats sur la neutralité religieuse prônée par Québec.

Les quatre aspirants chefs ont débattu dimanche au Club Soda à Montréal – en français SVP – sur une foule d'autres sujets reliés au Québec. Et, contrairement au débat en français de la course à la direction conservatrice, on pouvait comprendre leurs échanges.

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Voici quelques extraits qui ont retenu notre attention dans ce débat orange à souhait.

La monarchie n'est pas très, très populaire parmi les candidats

Les candidats avaient chacun 15 secondes pour répondre à une question-éclair de l'avenir de la monarchie au Canada. Charlie Angus, lui, a ri pendant au moins 10 secondes.

L'élu ontarien a récemment déclaré à ce blogue pro-monarchie qu'il ne soutenait pas ce système, mais qu'il ne s'agissait pas d'un enjeu très important pour lui de toute façon. Il a déjà été plus loquace à la Chambre des communes, disant qu'il avait «beaucoup d'opinions sur l'inutilité de la monarchie historique».

Jagmeet Singh a répondu pour sa part qu'il souhaite «que le Canada reste une démocratie, sans avoir une monarchie», tandis que Niki Ashton appuie l'idée d'un référendum à ce sujet.

«Je ne suis pas particulièrement amoureux de la monarchie», a laissé tomber Guy Caron, le seul Québécois de la course, avant de suggérer qu'il serait ouvert à tenir un débat sur le sujet si la population le désire. «Honnêtement, on a beaucoup d'autres enjeux principaux [auxquels il faut] s'attaquer», a-t-il ajouté.

Jagmeet Singh refuse de dire s'il se présentera en 2019

M. Singh est député pour le NPD à l'Assemblée législative de l'Ontario depuis 2011. Au moment de se lancer dans la course au fédéral, il a renoncé à son poste de chef adjoint. S'il perd son pari, va-t-il tout de même tenter de se faire élire à la Chambre des communes en 2019?

«En tout respect, je vais gagner», s'est contenté de répondre celui qui aspire à affronter le premier ministre Justin Trudeau aux prochaines élections fédérales. «Et si vous perdez?» lui a demandé Charlie Angus. «Je ne perdrai pas», a répondu le principal intéressé.

On a bien essayé de lui demander en point de presse s'il allait devenir le «Martine Ouellet de l'Ontario», mais il ne semble pas avoir compris notre référence.

Charlie Angus a été menacé d'excommunication

Tranche de vie du député de Timmins-James Bay: il a été menacé d'excommunication de son église en 2006 parce qu'il soutenait ouvertement le mariage entre les personnes de même sexe aux Communes. Il dit avoir reçu beaucoup de soutien des francophones à ce moment-là.

En expliquant sa position sur le projet de loi 62 sur la neutralité religieuse, il s'est toutefois gardé d'expliquer clairement sa position. Si l'élu se méfie de l'ingérence du politique dans les choix vestimentaires des femmes, il comprend l'importance du Québec de mener ce débat.

«C'est comprenable! [sic]»

So-so-so-solidarité avec la question constitutionnelle

L'ex-chef du NPD, Jack Layton, parlait de la «nécessité de créer des conditions gagnantes pour le Canada au Québec». Est-ce que ça passe par la relance des «discussions» constitutionnelles souhaitées par le gouvernement Couillard?

«Je suis tellement d'accord!» s'est exclamé Jagmeet Singh, qui considère que ce n'était «pas acceptable» que Justin Trudeau ferme la porte à une telle possibilité. «Ça montre qu'il ne respecte pas le Québec», a tranché son adversaire.

Guy Caron, de son côté, considère que la signature du Québec à la constitution corrigerait «ce qui est une erreur historique». Il en profiterait également pour ajouter d'autres enjeux qui n'étaient pas à l'ordre du jour en 1982, une idée qu'appuie Niki Ashton. Elle suggère d'inclure les Premières Nations, les Métis et les Inuits.

Niki Ashton dénonce le Quebec bashing

L'élue manitobaine a tenté de faire dévier le débat de la neutralité religieuse vers la nécessité de «travailler ensemble» afin de combattre la montée des suprémacistes blancs, l'un des «plus grands dangers de notre temps».

Elle a dénoncé à quelques reprises le Quebec bashing qui s'est fait dans les derniers jours au sujet du projet de loi, sans spécifier qui l'a fait ou d'où il venait. Mais en son sens, il faut plutôt s'affairer à combattre la montée de l'intolérance.