BIEN-ÊTRE

Montréal-Vancouver en train: on a testé ce périple qui fait rêver

Un périple qui en fait rêver plus d'un!

19/07/2017 09:57 EDT | Actualisé 24/07/2017 18:38 EDT

Traverser le pays en train fait rêver. Au-delà des paysages de cartes postales qui défilent à la fenêtre, c'est l'occasion de remonter le temps.

C'est le moment d'enlever sa montre et de donner congé à son cellulaire! De toute façon, Wi-Fi n'est pas offert entre Toronto et Vancouver et aucun signal ne peut être capté pendant une bonne partie du trajet.

Des irritants?

Beaucoup moins qu'on pourrait le croire! Et puis, il suffit de quelques heures pour glisser dans une douce langueur. On alterne entre la contemplation du paysage, les parties de cartes dans les wagons communs, les siestes et la lecture. Le roulis du train nous berce tranquillement. Pas étonnant qu'on dorme comme des bébés une fois au lit!

Manger avec des inconnus

Si l'idée peut sembler intimidante au début, on prend rapidement plaisir à s'attabler avec d'autres passagers au moment des repas. Ainsi, ma fille de 10 ans et moi faisons connaissance avec des voyageurs de Nouvelle-Zélande, de Caroline du Nord, d'Allemagne et des Territoire-du-Nord-Ouest. Dans le wagon panoramique, nous discutons avec des Australiens. Des moments d'échanges toujours captivants. À plusieurs reprises, la question du français au Québec se retrouve au cœur des discussions.

Quatre nuits à bord

Si, souvent, les passagers quittent Toronto pour se rendre directement à Vancouver à bord du Canadien, j'ai eu envie cette fois-ci de m'arrêter à Saskatoon pendant 48 heures. Une escale qui ravit autant la mère que la fille! Débarquées en plein festival de jazz, nous constatons l'atmosphère festive qui règne partout dans la ville dès les premiers instants. En plus des spectacles, la cuisine de rue est à l'honneur.

Au cours de cette courte escale, nous nous arrêtons aussi au marché fermier. Impossible de résister aux cerises de Colombie-Britannique, même si elles sont hors de prix! Nous goûtons différents parfums de crème glacée artisanale au stand de Prairie Sun Orchard et résistons difficilement aux tartes aperçues sur les étals.

La ville se découvre aisément à pied. De l'hôtel Delta Bessborough, construit par le Canadien Pacifique en plein cœur de la ville en 1932, nous traversons un pont pour nous rendre du côté de Broadway, où nous dégustons une pizza cuite au four à bois chez IL Secondo. Le lendemain, nous tombons sous le charme du café Little Bird et de Collective Coffee, aussi un espace de coworking, dans le quartier Riverdale.

Le Delta Bessborough, hôtel douillet aux allures de château, s'avère le parfait camp de base. En plein cœur de la ville, il nous sert aussi de repère pour retrouver notre chemin.

Nous remontons à bord du Canadien en pleine nuit, après deux jours complets d'exploration.

Les escales

Si certaines escales du Canadien servent plus à prendre l'air qu'à visiter, d'autres permettent d'avoir un aperçu de la destination. C'est le cas à Winnipeg, au Manitoba, où le train s'arrête pendant environ deux heures le deuxième jour (le troisième pour nous, puisque nous sommes parties de Montréal). La gare Union mérite d'ailleurs qu'on s'attarde à son architecture, réalisée en 1921 par la même firme que Grand Central à New York. À deux pas de là se trouve le Lieu historique national de La Fourche, qui servait déjà de lieu de rencontres il y a 6000 ans. Un peu plus loin se dresse le splendide Musée canadien pour les droits humains, qui a ouvert ses portes en 2014. Une visite dont on ne ressort pas indemnes. Certains passagers choisissent de prendre part à une visite guidée. Différents circuits sont offerts, notamment à Saint-Boniface, quartier francophone de la ville.

À Jasper, en Alberta, nous avons le temps de nous balader pendant environ une heure. Là aussi, il est possible de s'offrir une visite guidée.

Les quelques heures qui précèdent cette escale sont sans doute celles qui génèrent le plus de «oh!» et les «ah!» pendant le voyage. Après avoir traversé les Prairies, qui sont loin d'être aussi «plates» qu'on le dit avec leurs champs de canola et de moutarde – difficile de distinguer les deux pour le néophyte - et leurs spectaculaires couchers de soleil, les Rocheuses émerveillent à tout coup. Nous pénétrons littéralement dans le ventre de la montagne grâce aux multiples tunnels. Impossible de ne pas rester scotchés à la fenêtre à regarder les pics enneigés et les lacs!

Le dernier matin, la Colombie-Britannique nous ouvre les bras. Vancouver, nous voici!

Vancouver

Rentrer à la maison tout de suite? Pas question! Nous posons nos sacs et nos valises au Pan Pacific Vancouver, réservé avec Hotels.com. De notre chambre, nous observons les bateaux de croisières et les avions décoller et amerrir à Coal Harbour. D'un côté, les gratte-ciels nous rappellent que nous sommes bien dans une métropole. De l'autre, les montagnes qui encerclent la baie nous invitent de partir à la conquête des plus beaux sentiers de randonnée.

Une fois reposées, nous allons nous fondre à décor grandiose. Nous arpentons la ville à pied pendant plusieurs heures, puis nous décidons d'aller découvrir l'attraction FlyOver Canada, à deux pas de notre hôtel. Avant de survoler virtuellement le pays, nous prenons place dans une pièce où un spectacle immersif et multisensoriel signé Moment Factory nous prépare à l'aventure. L'expérience entière prend moins d'une demi-heure, mais nous ravit toutes les deux.

Le lendemain, nous louons des vélos chez Spokes bicycle rentals et filons au parc Stanley. Sans doute la manière d'explorer cet espace vert, plus grand que Central park!

Dernière journée du voyage... Après nous être arrêtées aux incontournables Aquarium et Granville Island, nous flânons à Sunset beach en nous promettant de revenir le plus tôt possible. Une belle façon de conclure ce fabuleux périple!

Pratico-pratique

• Le voyage à bord du Canadien est accessible à différentes bourses, mais reste plus cher que l'avion. En classe économique (sans lit), le trajet Toronto-Vancouver s'élève autour de 470$. Le prix d'une cabine privée avec toilette et lavabo est bien sûr plus élevé et il est nécessaire de réserver le plus longtemps à l'avance, surtout l'été. Les repas (sans le vin) sont inclus dans ce type de forfait. Les prix varient beaucoup d'une saison à l'autre.

• Plusieurs agents de bord parlent français.

• En partant de Montréal, il est nécessaire de changer de train à Toronto. Nous avions, cette fois-ci, des billets Montréal-Toronto, Toronto-Saskatoon et Saskatoon-Vancouver, mais l'expérience ultime reste de rester quatre nuits à bord entre Toronto et Vancouver.

• Un tuyau pour trouver de bons prix : consulter la section «Offres spéciales» et les «Mardis à rabais».

• Hotels.com offre à ses membres une nuitée gratuite après la 10e réservée, en plus de rabais instantanés aux utilisateurs de l'application mobile, très simple à utiliser.

• Nous sommes revenues en avion à la fin du séjour avec Air Transat, qui offre des vols directs entre Montréal et Vancouver depuis cet été.

Ce voyage a été possible grâce à VIA Rail, Tourism Saskatchewan, Air Transat, Hotels.com et Tourism Vancouver. Merci aussi à tous ceux qui nous ont recommandé de bonnes adresses, notamment Lorraine M. Phillipson, Carrie MacPherson et Katerine-Lune Rollet!

Montréal-Vancouver en train: une aventure marquante