BIEN-ÊTRE

Magalie Lépine-Blondeau dévoile ses secrets alimentaires

10/07/2017 10:09 EDT | Actualisé 10/07/2017 11:19 EDT

La lieutenante Nadine Legrand mène des interrogatoires serrés dans District 31. Nous avons rendu la pareille à Magalie Lépine-Blondeau, la comédienne qui l'interprète, avec notre interrogatoire alimentaire. On y apprend qu'elle aime la cuisine asiatique, les apéros entre amis et les huîtres.

Pour moi, une nappe à pique-nique, c'est...

Joli, préférablement fleuri. Cela me rappelle surtout le parc avec mes amies. C'est aussi l'un des premiers signes de l'ouverture des célébrations estivales et la joie d'une fête improvisée.

Quand j'entends le chant de la cigale, cela me rappelle...

Pour moi, ce chant est la promesse d'apéros qui s'éternisent, au champagne, au rosé ou au bourbon limonade.

Le plaisir alimentaire dont j'abuse chaque été :

Le crabe des neiges.

En voyage ou en vacances, un souvenir de bouffe mémorable :

Il y en a des centaines. Les voyages s'articulent souvent autour des repas. Un souvenir impérissable est la préparation du mumu, dans la tribu des Hulis en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les repas, en vacances ou en voyage, sont davantage des prétextes à l'échange, des moments marqués par l'empreinte que laissent les gens avec lesquels on les partage.

Un rituel de repas d'été dans ma famille quand j'étais enfant et que j'ai continué une fois adulte :

Les artichauts vinaigrette, la cueillette de fraises des champs, les barbecues sur la plage en fin de journée, comme une façon de profiter des dernières lueurs du jour, d'étirer le temps et de retarder l'arrivée du lendemain.

Quand je mange un Popsicle, quel souvenir de ma vie me revient?

Le plaisir dégoulinant du Mister Freeze, un grand luxe à petit prix, et l'impression de commettre un geste illicite, sans aucune conséquence néfaste.

Ce que l'odeur de la mer me rappelle...

Le poisson frais, les fruits de mer, l'horizon, la promesse de quiétude, les palourdes du Portugal, le homard du Maine, la bière fraîche, la liberté, les grands vents salins et les cheveux en bataille. Le lâcher-prise.

Alimentairement parlant, dans quel pays je rêve de vivre?

Dans plusieurs pays d'Asie, soit au Japon, en Thaïlande, au Vietnam, au Cambodge ou au Sri Lanka.

Quel qualificatif me définit le mieux lorsque je cuisine?

À la fois désorganisée et inspirée.

J'ai un premier souper d'amoureux, je prépare...

Quelque chose de léger, mais de mémorable. Par exemple, de la morue noire marinée au saké, au mirin et au sirop d'érable.

Si j'étais une épice, je serais...

Du piment.

Si je perdais le goût, je m'ennuierais surtout de...

Du partage, de la cuisine exquise de mes amis Émilie et Justin et des huîtres.

Quelque chose que je détestais lorsque j'étais enfant, mais dont je me régale maintenant :

Les choux de Bruxelles, désormais indispensables à mes semaines et à ma vie. Je vois dans l'amour du chou de Bruxelles un symbole du passage à l'âge adulte.

Je rentre tard le soir, quelle est la meilleure collation avant d'aller dormir?

Ce n'est jamais une bonne idée, mais il y a toujours des craquelins, de l'humus, des avocats et des concombres dans le réfrigérateur pour ces malencontreuses fringales.

Le meilleur aliment de poche?

Les barres protéinées et les clémentines.

Le fruit ou le légume le plus beau esthétiquement?

Le fruit du dragon, le mangoustan, la cerise de terre ou amour en cage et l'artichaut.

Une habitude alimentaire que j'aimerais abandonner?

La culpabilité.

Mon plus beau souvenir de lavage de vaisselle?

Quand ma sœur et moi étions enfants et adolescentes, chaque été, nous allions passer un mois en famille dans le Maine. Puisque ma sœur est de sept ans ma cadette, c'est toujours à moi que revenait la tâche ingrate de faire la vaisselle après les repas. Durant des années, c'est l'album D'eux de Céline Dion qui jouait à tue-tête durant ces moments que je détestais. Aujourd'hui, j'y repense souvent avec la plus grande des tendresses, habitée d'une douce nostalgie. Il y a aussi les soirées de Noël en famille qui se prolongent autour de l'îlot, chacun s'appliquant à sa tâche, un verre de trop à la main.

Ce qui m'énerve le plus à table?

Beaucoup de choses en fait. Je n'aime pas quand la table n'est pas encore mise au moment du service. J'y vois une non-reconnaissance de l'attention portée en cuisine. Je suis très agacée par le bruit de la mastication des autres. Ce qui fait de moi quelqu'un d'énervant finalement.

Ma devise alimentaire?

Manger santé sans gaspiller, dans un esprit de convivialité.

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