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Festival d'été de Québec 2017: Isabelle Boulay s’éclate sur les Plaines pour ses 45 ans

«Je n’ai jamais eu autant de monde à ma fête!»

06/07/2017 22:57 EDT | Actualisé 13/07/2017 20:48 EDT
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Isabelle Boulay a chanté ses plus grands succès pour ses noces d'argent au Festival d'été de Québec, le 6 juillet 2017. (ROGER PHOTO)

QUÉBEC – La 50e édition du Festival d'été de Québec a pris son envol au son de la voix d'une Isabelle Boulay émue, mais débordante de bonheur. Elle fêtait non seulement ses 45 ans ce jour-là, mais également ses 25 ans de carrière.

« Je n'ai jamais eu autant de monde à ma fête! » s'est exclamée la chanteuse après avoir débuté son spectacle avec son succès La lune.

La Gaspésienne était, de son propre aveu, « particulièrement fébrile » avant ce spectacle-hommage, où elle a revisité ses plus grands succès en carrière. « Qu'une Québécoise ouvre ce spectacle [d'ouverture du FEQ], moi, ça me rend fière. Et je suis encore plus fière parce que c'est moi! » a-t-elle confié au HuffPost Québec.

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« C'est un spectacle pour moi assez émouvant, parce que les chansons sont comme des marques dans un parcours. Quand j'ai regardé tout ça, je me suis dit que ma carrière, c'était un peu comme la mer de la Gaspésie. Desfois, c'était calme, desfois il y avait des tempêtes. Après ça, il y avait des mares d'huile et à un moment donné, un tumulte. Mais je me suis dit que ça ressemblait à l'horizon que j'ai eu devant mes yeux d'enfant toute ma vie. »

Pour l'occasion, elle avait convié Patrick Norman et Paul Daraîche – les influences country de sa vie – ainsi que les sœurs Boulay – qu'elle considère un peu comme ses « héritières ». « Donc, on est comme trois générations sur scène! » Une vingtaine de musiciens de l'Orchestre symphonique de Québec les accompagnaient.

Après trois chansons – dont Le train d'après, qui figure sur son plus récent album En vérité – la foule a entrepris de lui chanter « Ma chère Isabelle, c'est à ton tour de te laisser parler d'amour... ». Isabelle Boulay craignait de verser des larmes si ce moment arrivait. Mais elle a pu les retenir, malgré l'émotion. « Je ne savais pas s'il fallait que je me pince la joue ou la langue, mais j'ai réussi à ne pas pleurer! »

Ses invités ont par la suite surpris la fêtée en lui apportant un gâteau... sur scène. « Là, tu ne vas pas m'entarter avec ça? a-t-elle réagi en riant. Ce serait ben de valeur! »

Une histoire d'amour avec Québec

Il y a cinq ans, Isabelle Boulay ouvrait de nouveau le Festival d'été de Québec sur les plaines d'Abraham – la veille de ses 40 ans, cette fois-là. Elle a répété l'expérience avec d'autant plus d'émotion. « J'imagine que les Plaines et moi, on a un petit aimant dans le cœur! »

Ce n'est un secret pour personne : la chanteuse adore Québec, qu'elle qualifie de « ville porte-bonheur ». Elle y a notamment fait ses études collégiales. « Je le dis tout le temps, je le répète : si je pouvais vivre à Québec, je vivrais à Québec! C'est vraiment une ville que j'aime énormément, où j'ai passé parmi les plus belles années de ma vie. »

Elle a déclaré au public que le maire de Québec, Régis Labeaume, lui a demandé avant le spectacle si elle allait chanter du country. On peut dire qu'il a été servi avec son interprétation de Nashville – une chanson de Cœur de pirate – ou encore Ring of Fire – de Johnny Cash – en duo avec Paul Daraîche.

Isabelle Boulay a ensuite entonné Quand on est en amour et Lucille aux côtés Patrick Norman – le chanteur préféré de sa grand-mère Émilia. Entre Matane et Bâton-Rouge et Le saule inconsolable ont, justement, laissé la foule inconsolable. Le monde est stone et Jamais assez loin ont servi de maigre prix de consolation pour une soirée passée bien trop vite.

Quel est le souhait le plus cher de la chanteuse après 25 ans de carrière? « On espère qu'il y aura 25 autres années! Je pense qu'on fait un métier où on est un peu toujours sur une corde raide. Il y a des chansons qui marquent une carrière, mais le plus beau, c'est quand cette carrière-là se continue et c'est ce qu'on souhaite... »

Hommage à Desjardins

L'album hommage à Richard Desjardins a pris vie sur les Plaines, avec l'essentiel des artistes de la relève qui se sont attaqués à l'œuvre de l'auteur-compositeur-interprète.

Si les blagues d'Émile Bilodeau sur le club Chez Dagobert sont tombées un peu à plat, Klô Pelgag et Philippe Brach ont livré une prestation puissante de la chanson Les Yankees. Bernard Adamus, Fred Fortin, Yann Perreau, Philippe B, Keith Kouna et les sœurs Boulay, entre autres, se sont succédés pour reprendre les plus grands succès de Desjardins.

Il en aurait fallu un peu plus pour réveiller la foule endormie qui, malgré des cris de joie dès les premières notes de Le cœur est comme un oiseau, a entonné « Liberté » du bout des lèvres.

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Festival d'été de Québec - 6 juillet 2017