BIEN-ÊTRE

Produire sa propre viande, à la maison

05/07/2017 11:40 EDT | Actualisé 05/07/2017 14:22 EDT
Anthony Lee via Getty Images

L'élevage d'animaux de la ferme est peu commun sur la Côte-Nord. Une famille de Rivière-Pentecôte, près de Port-Cartier, s'est donné le défi de produire elle-même toute la viande qui se retrouve dans son assiette. C'est mission accomplie depuis maintenant six ans.

Mélanie Lapierre récolte chaque jour les six douzaines d'oeufs que pondent ses 95 poules. C'est l'une des nombreuses tâches qu'elle accomplit au quotidien pour assurer le roulement de la Grange du père Jack.

À la place d'aller à la chasse à l'orignal, bien, nous, on fait ça dans notre cours. La viande, elle est fraîche. Elle est bio, elle est naturelle.Mélanie Lapierre, copropriétaire de la Grange du père Jack

Son congélateur est rempli de viande de veau, de porc et de chevreau, ce qui lui permet de nourrir sa famille toute l'année. C'est un défi sur la Côte-Nord, notamment parce que le foin et la moulée pour nourrir les animaux sont transportés sur des centaines de kilomètres avant d'arriver à bon port.

Le gros réfrigérateur de la famille propriétaire de la range du père Jack

Élever des enfants

C'est la passion qui pousse Mélanie Lapierre à continuer de développer ce grand projet malgré les défis. Une passion qu'elle partage avec son conjoint et ses sept enfants, mais aussi avec quelques jeunes pensionnaires qui sont accueillis dans la famille.

On reçoit à la maison les enfants de familles d'accueil et ils ne veulent plus repartir. Pour eux, c'est génial de voir qu'ils viennent à une ferme... C'est extraordinaire pour eux, c'est une thérapie sans le vouloir.Mélanie Lapierre, copropriétaire de la Grange du père Jack

Mélanie Lapierre croit que la vie sur une ferme aide les enfants à développer leur potentiel et à être aussi plus autonomes.

Un enfant du couple Lapierre-Dufour qui travaille sur la ferme familiale

Les chevaux mangent deux fois par jour, le déjeuner et le souper. Le veau aussi, à qui on va donner le biberon. Ce sont les enfants qui le font. Je les supervise, je leur dis comment faire, mais ils sont tellement habitués que c'est eux qui le font seuls.Mélanie Lapierre, copropriétaire de la Grange du père Jack

Au cours des prochaines années, la Grange du père Jack espère ouvrir ses portes à un plus grand nombre de personnes. Un terrain de camping sera aménagé afin de permettre à des campeurs de vivre, un peu, la vie de la ferme.

D'après le reportage de Katy Larouche

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