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Le premier ministre indien Narendra Modi a trouvé comment échapper aux poignées de main de Donald Trump

27/06/2017 11:28 EDT | Actualisé 27/06/2017 11:28 EDT

C'est pratiquement devenu un running gag politique. Depuis qu'il a été élu président des États-Unis et à chaque fois qu'il rencontre un leader étranger, Donald Trump fait étalage de sa poigne de fer, cherchant régulièrement à écraser la main de son interlocuteur de la même manière qu'il l'a fait pendant des années dans les affaires.

Et force est d'admettre qu'à l'exception notable d'Emmanuel Macron, le milliardaire atteint fréquemment son but. Sauf que comme le montre notre vidéo en tête d'article, un second dirigeant pourrait bel et bien avoir trouvé la parade parfaite aux féroces poignées de main de Donald Trump. Et pour cause, Narendra Modi, le Premier ministre indien a davantage l'habitude des embrassades que des confrontations de force brute.

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Par ailleurs, l'embrassade entre les deux leaders symbolise à la perfection le message qu'ils ont conjointement d'envoyer à la communauté internationale, à savoir la preuve d'une très forte proximité entre leurs pays respectifs. Au cours de la visite officielle de Modi aux États-Unis, Trump et lui ont notamment insisté sur leur volonté de renforcer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme.

 

"C'est un honneur d'accueillir le dirigeant de la plus grande démocratie du monde", a lancé Donald Trump à l'attention de son hôte, en quête de repères et d'assurances tant la politique étrangère du nouveau président républicain, en particulier vis-à-vis de l'Asie, reste entourée d'un immense flou. Si la visite n'a donné lieu à aucune annonce de taille, Donald Trump a jugé que la relation entre l'Inde et les Etats-Unis n'avait jamais été "aussi forte" assurant le Premier ministre Modi, qui entretenait des relations étroites avec Barack Obama, qu'il avait "un véritable ami" à Washington.

 

Le magnat de l'immobilier de New York et le nationaliste hindou sont arrivés au pouvoir sur des promesses à certains égards similaires, se présentant comme des outsiders soucieux de redonner de la grandeur à leur pays. Ils partagent aussi une forme de méfiance vis-à-vis des médias et ont largement recours aux réseaux sociaux pour s'adresser directement à leur base: Donald Trump compte plus de 32 millions d'abonnés sur Twitter, Narendra Modi est juste derrière avec près de 31 millions.

"Le Premier ministre Modi et moi-même sommes les leaders mondiaux des réseaux sociaux", a d'ailleurs lancé un Donald Trump particulièrement amusé par cette information. "Nous croyons à l'idée de donner aux gens l'occasion d'entendre directement la voix de ceux qu'ils ont élus. Je crois que cela a plutôt bien marché dans les deux cas..."

Appelant à une relation commerciale "équilibrée", le président américain a insisté sur la "levée des barrières à l'exportation de produits américains" et à la réduction du déficit commercial entre les deux pays. Preuve de cette volonté de tisser des liens avec le président républicain, Narendra Modi n'a pas évoqué publiquement leurs points de désaccord.

L'accord de Paris sur le climat, que le président américain vient de quitter avec fracas, qui est par exemple l'un des points de contentieux majeurs entre les deux puissances a soigneusement été évité. Et ce alors que les critiques de Donald Trump, qui a accusé l'Inde de bénéficier d'un traitement de faveur, ne sont pas passées inaperçues à Delhi.

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