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Danielle Goyette est sous le choc

Intronisée au Temple de la renommée du hockey

27/06/2017 16:02 EDT | Actualisé 27/06/2017 16:02 EDT
Todd Korol / Reuters

MONTRÉAL - Quand Danielle Goyette a vu un numéro en provenance de Toronto sur son afficheur lundi, elle a d'abord pensé ignorer l'appel. Jamais elle ne se serait doutée qu'on allait lui annoncer qu'elle était intronisée au Temple de la renommée du hockey.

Goyette croyait simplement que Lanny McDonald voulait l'inviter à un événement pour une quelconque fondation.

« J'ai dit "Quoi, tu me niaises? Wow!" J'avais les larmes aux yeux. J'étais surprise. Je ne m'attendais pas du tout à ça », a-t-elle souligné à Radio-Canada Sports.

En novembre prochain, elle deviendra donc la première Québécoise intronisée au Temple de la renommée du hockey.

« Je suis contente d'être la première, mais je peux vous garantir que je ne serai pas la dernière, a dit Goyette. Nous avons beaucoup de joueuses au Québec de calibre international. On parle de Marie-Philip Poulin, on a Caroline Ouellet, France St-Louis, Kim St-Pierre. »

Âgée de 51 ans, Goyette est une pionnière du hockey féminin. Elle reconnaît qu'une certaine responsabilité lui revient quant au développement du sport, particulièrement au Québec.

« On dit qu'il y a seulement 5 à 7% des gens qui font ce qu'ils aiment dans la vie et je me sens particulièrement heureuse de pouvoir faire ce que j'aime tous les jours. Je n'avais pas vraiment de modèle quand j'ai grandi parce que le hockey féminin n'était pas populaire. De voir que nous avons une influence sur les jeunes joueuses de hockey, j'en suis très fière », affirme-t-elle.

Même si elle se sent très choyée d'occuper le poste d'entraîneuse de l'équipe de l'Université de Calgary depuis 2007, elle ne cache pas qu'elle aimerait éventuellement revenir à la maison.« Ils m'ont présenté cette offre sur un plateau d'argent. Si j'avais la chance de le faire au Québec, si je pouvais avoir la même opportunité, c'est certain que je le ferais parce que ma famille et mes meilleurs amis sont encore ici. Ce n'est pas évident d'être à l'extérieur, mais aussi longtemps que je pourrai redonner au sport, je vais le faire. »

Lorsqu'elle montera sur la scène en novembre prochain pour être honorée, elle aura une pensée particulière pour ses parents, Marielle et Henri-Paul.

« Mes parents sont décédés et ils n'ont pas eu la chance de me voir jouer aux Olympiques. Mais ce sont les personnes qui m'ont le plus influencée dans ma vie. Ils m'ont montré ce que je devais faire tous les jours pour avoir du succès. C'était des personnes très travaillantes », raconte celle qui a grandi dans une famille de huit enfants.

Outre sa famille, son amie Sylvie Daigle, double médaillée olympique en patinage de vitesse courte piste, est probablement celle qui a eu la plus grande influence dans sa carrière de hockeyeuse.

« C'est une personne qui m'a vraiment donnée confiance quand j'ai appris que le hockey féminin serait aux Olympiques en 1998. C'est elle qui a commencé à m'entraîner hors glace et qui m'a expliqué ce qu'un athlète devait faire au niveau mental. Elle m'a dit les sacrifices que tu dois faire en tant qu'athlète. »

Goyette fera son entrée au Temple de la renommée en compagnie de grands joueurs de la LNH tels que Teemu Selanne, Paul Kariya, Dave Andreychuk et Mark Recchi.

« En grandissant, nous n'avions pas de modèle. Alors ce sont ces joueurs que j'ai regardés. Ils sont des joueurs que j'ai admirés et le fait d'être intronisée avec eux, c'est spécial », mentionne-t-elle.

Danielle Goyette a gagné trois médailles olympiques; l'argent en 1998 à Nagano, l'or à Turin en 2002 et l'or en 2006 à Salt Lake City. Elle a aussi été le porte-drapeau du Canada lors de la cérémonie de clôture des Jeux de Turin.

En 2014, elle était entraîneuse adjointe de l'équipe canadienne qui a remporté l'or aux Jeux olympiques de Sotchi.

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