DIVERTISSEMENT

Pierre Karl Péladeau poursuivi par Anne-France Goldwater pour des honoraires d'avocats impayés

14/06/2017 04:03 EDT | Actualisé 15/06/2017 06:44 EDT
PC

L'ex-politicien et président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, fait l'objet d'une poursuite pour des honoraires d'avocats impayés dans le cadre de sa procédure de divorce avec la productrice et animatrice Julie Snyder.

La firme d'avocats d'Anne-France Goldwater, qui représentait M. Péladeau dans ce dossier, soutient que ce dernier refuse de payer la somme de 91 843,50 $.

Ce montant représente les services juridiques rendus entre le 26 février et le 31 mars 2017, indique-t-on dans la procédure - datée du 12 juin - déposée devant la Cour supérieure. On ajoute que des intérêts doivent également être pris en compte.

Réagissant par un communiqué diffusé sur son compte Twitter, M. Péladeau s'est dit surpris que Me Goldwater ait choisi d'adresser sa demande à la Cour supérieure, suggérant que "la médiation aurait été un véhicule beaucoup plus approprié".

Celui qui était à la tête du Parti québécois jusqu'en mai 2016 soutient que Me Goldwater "réclame le paiement de sommes additionnelles qui sont disproportionnées par rapport au travail effectué". Il assure qu'il entend "défendre vigoureusement ses droits dans cette affaire".

Selon la firme d'avocats, M. Péladeau a "révoqué le mandat" le 2 avril dernier qui avait été signé le 30 août 2016 et fixait la convention d'honoraires.

La firme de l'ex-avocate de M. Péladeau affirme en outre que le président et chef de la direction de Québecor a fait savoir, en date du 5 juin, "qu'il refusait d'effectuer tout paiement", après qu'il eut été contacté "à plusieurs occasions" afin de réclamer auprès de lui la somme due, argue-t-on.

En entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, Me Goldwater a soutenu avoir été "assez patiente pour ainsi dire" quant au paiement que sa firme réclame. Elle n'a toutefois pas été en mesure de préciser, dans l'immédiat, combien de fois M. Péladeau a été sollicité pour payer cette somme qui serait impayée.

L'avocate n'a par ailleurs pas fourni de détails sur les raisons qui auraient poussé M. Péladeau à cesser d'être représenté par le cabinet d'avocats de Me Goldwater.

"Je ne peux pas spéculer quant à son état d'âme. Il faut poser la question à lui il me semble, a-t-elle dit. Dans le domaine du droit de la famille, un peu comme le droit criminel, il faut vraiment avoir les atomes crochus entre l'avocat et le client, il faut vraiment parler le même langage."

Plusieurs avocats ont été mis à contribution dans la procédure de divorce de M. Péladeau, souligne-t-on dans le document déposé en cour, exposant notamment que le dossier était "âprement contesté et comportait plusieurs complexités".

On précise en outre que les honoraires étaient facturés sur une base hebdomadaire, "le tout afin de lui (M. Péladeau) permettre de suivre de près le travail effectué et facturé".

En entrevue, Me Goldwater n'a pas souhaité entrer dans les détails sur la façon avec laquelle M. Péladeau collaborait avec les avocats de la firme Goldwater Dubé, disant ne pas vouloir révéler des informations sur la cause de divorce entre le dirigeant de Québecor et Mme Snyder.

Quant à la déclaration de M. Péladeau sur Twitter évoquant des sommes additionnelles "disproportionnées", elle a dit ne pas être "impressionnée", ajoutant qu'il reviendrait au juge saisi de l'affaire de déterminer l'exactitude de tels arguments.

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