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Gabriel Joseph, le « Crooner Sensible » des Francofolies.

02/06/2017 05:08 EDT | Actualisé 02/06/2017 05:12 EDT
Mélanie Pinto

Gabriel Joseph est le récipiendaire du concours Étoile Montante-Ford des Francofolies de Montréal 2016. Le premier français à gagner ce prix ainsi que le prix du public. Il monte sur la scène des Francos ce 11 juin prochain, à 17h, Place des Arts dans la zone Coors Light.

« Viendras-tu m’aider à cueillir les étoiles ? » demande-t-il dans sa chanson Échelle d’Espoir. Le public Montréalais a déjà répondu, OUI !

Une voix rauque et profonde héritée de la soul. Des textes remplis d’espoir et de mélancolie. Un coffre naturel qui vous hérisse le poil dès la première note. Gabriel Joseph, c’est ce genre d’artiste pour qui on tombe en amour très rapidement.

Et ce n’est pas Yves Décary, le célèbre auteur compositeur québécois et jury du concours qui vous dira le contraire. « Gabriel, en premier, c’est une voix d’exception, que tu ne rencontres pas souvent dans une vie ».

Son univers musical mêle harmonieusement la chanson française et la pop. Inspiré par Elvis Presley, Otis Redding, ou encore Jacques Brel. Gabriel Joseph a déjà l’étoffe d’un « Crooner » du 21ème siècle.

Une étoile innée.

Ce jeune artiste est né dans un petit village aux pieds des Pyrénées en France. Depuis tout petit, il a un grand attrait pour la musique et la comédie. Gabriel est un être timide et très sensible qui s’est toujours réfugié dans la musique. Il était loin de faire l'unanimité avec sa voix.

« Durant les trajets en voiture, j’étais toujours celui qui chantonnait. Ce qui agaçait beaucoup mon entourage. À la maison, je m’amusais à enregistrer des chansons à voix base sur un ordinateur avec un petit micro pour pas qu’on m’entende » se souvient Gabriel, en buvant son thé au Zoha Café, à Montréal.

Complètement autodidacte, Gabriel a appris la musique par ses propres moyens. Sa première rencontre avec un instrument était un piano chez sa cousine, qui elle, allait au conservatoire de musique. «J’ai demandé à avoir un petit clavier et dès que je l’ai eu, j’ai retranscrit à l’oreille ce qu’elle avait joué. C’était un morceau que tout le monde joue sur les pianos dans les gares », s’amuse-t-il à raconter.

Au lycée, il monte un groupe de musique. Il économise pour s'acheter sa première guitare. Il apprend à jouer tout seul grâce à des "tutos" trouvés sur YouTube. Après son bac, il prend son baluchon et s’installe à Paris où il devient serveur pour pouvoir s’acheter un piano. La musique est une obsession. Mais le milieu parisien n’est pas tendre. « Il me demandait tous de changer mon style et de faire plus de la pop ».

gabriel joseph

Le rêve américain.

À ce même instant, de l’autre côté de l’atlantique, Nathan, le frère de Gabriel visite une amie de sa tante, l’artiste de la famille, danseuse à Broadway. Cette amie en question n’est autre que Célia, la chanteuse du groupe, mondialement reconnu, Les Nubians, installée à New-York. Il y rencontre Pierre-Henri Martung, à qui il fait écouter les maquettes de son petit frère. Sa sensibilité artistique voit en Gabriel un gros potentiel.

De retour en France, ce dernier prend contact avec le petit prodige. Tout s’enchaîne. Il lui propose de devenir son manager et de le suivre à Montréal où il réside. « P.H a cru en moi. Il m’a aidé à travailler mes textes. « Le prétexte de croire en moi a fait ressortir le meilleur de moi-même ».

Gabriel suit son destin et s’installe à Montréal en mars 2016. Il s’infiltre dans la scène musicale montréalaise. Participe à des « jams » et rencontre des artistes locaux.

En se baladant dans les rues de Montréal, Gabriel tombe sur les affiches du concours Étoile Montante-Ford des Francos. Et pourquoi pas lui ? Vêtu d’une salopette, à la cool, Gabriel auditionne « sans pression. J’étais déjà content d’être sélectionné parmi les 400 candidatures ». Jackpot ! Non seulement Gabriel séduit le jury et le public et rafle deux prix: Grand Gagnant du concours Étoile Montante-FORD des Francofolies et le prix du Public.

En décembre, il décide de rentrer en France pour consituer un groupe de musiciens avec qui il fait quelques concerts. Dans sa belle lancée, Gabriel, participe au prestigieux prix Claude Nougaro. Son talent est à nouveau reconnu. « Gab » remporte le prix d’écriture. Plus rien ne l’arrête. Il réalise son premier clip Échelle d’Espoir, une chanson qu’il a enregistré au Québec.

Aujourd’hui, Gabriel Joseph revient à Montréal. Il retrouve ses musiciens québécois avec qui il répète en vue du concert sur la scène des Francos. « Les Montréalais pourront découvrir les chansons de mon premier album ». Son premier EP sortira « très prochainement », promet-il avant d’enfourcher son « Bixi », guitare sur le dos, direction son rêve d’étoile.

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