BIEN-ÊTRE

Faire du camping n'est plus ce que vous croyez!

18/05/2017 02:42 EDT | Actualisé 18/05/2017 02:46 EDT
Getty Images/iStockphoto

Au Québec, le camping est une activité populaire. En 2014, on recensait 1 356 120 campeurs sur les terrains de la Belle Province. En 2016, le nombre d’emplacements occupés (achalandage) dans les terrains de camping a augmenté de 2,9 % par rapport aux données enregistrées en 2015. Une preuve que le camping, que ce soit en tente ou en motorisé, est de plus en plus populaire!

Toutefois le camping reste encore rebutant pour quelques-uns d’entre nous. C’est d’ailleurs pourquoi cette année Camping Québec et la Fédération québécoise de camping et de caravaning (FQCC) ont lancé la deuxième édition de La Semaine québécoise du camping ayant pour thème cette année : « Déboulonner les mythes entourant le camping ».

Ah non! Pas du camping!

Pour certains sceptiques, le camping rime encore avec inconfort. Selon la FQCC, encore beaucoup de gens sous-estiment les services et les possibilités que peuvent offrir les différents terrains du Québec.

Parmi les fausses croyances que l’organisation note :

1- Il est difficile de bien manger en camping.

2- Sous la tente, ce n’est pas confortable.

3- Monter un campement, c’est compliqué.

4- Faire du camping, c’est se compliquer la vie.

5- Ce loisir est ennuyant quand il pleut!

La FQCC et Camping Québec ont pour objectif cette année de démontrer que le camping peut s’avérer une expérience agréable, notamment en présentant différents sites susceptibles de plaire à tous et chacun.

« Avec plus de 896 terrains de camping partout au Québec, l’offre est très diversifiée et nous sommes fiers d’en faire la promotion » affirme Simon Tessier, président directeur général de Camping Québec.

Marie-France Bornais, dans son tout nouveau livre Le Québec en Camping – plus de 150 terrains et des idées pour explorer 16 régions, est partie à la découverte des terrains offerts au Québec. « Le survol que j’ai fait, dit-elle, m’a confirmé qu’on a aujourd’hui une offre exceptionnelle. Peu importe le type de campeurs qu’on est, on retrouvera toute la palette et ce, dans toutes les régions. Que ce soit des campings avec glissades d’eau et jeux sophistiqués pour les enfants ou un terrain isolé en pleine nature sans service ni eau courante, il y a aujourd’hui autant de styles de camping qu’il y a de campeurs.»

livre

Une tendance vers le confort

Marie-France Bornais observe toutefois une tendance qui semble se dégager dans la pratique du camping. « Je constate que plusieurs campings offrent maintenant des solutions pour les gens qui veulent profiter de la nature, tout en bénéficiant d’un maximum de confort. », dit-elle. Parmi les exemples qu’elle donne, notons les fameuses tentes Huttopia, Hékipia, les yourtes, les petits chalets climatisés en bois rond, ainsi que les roulottes offertes à la location. « C’est une solution de camping, clé en main en quelque sorte, qui offre en plus une expérience un peu comme à la maison. »

Aujourd’hui, pas moins de 357 établissements de camping offrent des unités de « prêt-à-camper » en location, soit une proportion de 40 % des campings. On compte au total 1871 unités de ce type au Québec en 2017. Les yourtes, tipis, maisonnettes dans les arbres, bulles et autres hébergements insolites gagnent en popularité, selon Camping Québec.

Autre constatation, étant donné la popularité des grands VR sur les campings, plusieurs offrent maintenant des services améliorés. Par exemple, un réseau électrique permettant de brancher son véhicule sur du 50 ampères répond aujourd’hui à la demande.

Finalement, on retrouve de plus en plus de terrains offrant du réseau Wi-Fi, des gyms et des installations dignes des parcs aquatiques. Signe que plusieurs recherchent avant tout le confort même en camping.

Le profil du campeur change

On constate que le campeur actuel est de plus en plus exigeant et est à la recherche d’une expérience globale : « il veut à la fois des infrastructures et des services lui permettant de rendre son séjour le plus agréable possible, mais en même temps il désire vivre le sentiment de liberté et de proximité avec la nature. », affirme Simon Tessier, président-directeur général de Camping Québec.

On note que le campeur d’aujourd’hui planifie son séjour beaucoup plus qu’avant, notamment en se renseignant sur le lieu et les alentours de son terrain de camping. Marie-France Bornais l’a bien compris et propose dans son livre des activités incontournables pour chacune des régions où un terrain de camping se trouve. « J’ai voulu explorer le Québec région par région et faire découvrir aux campeurs les activités gourmandes, culturelles, sportives, environnementales, qui valent le coup d’œil de chaque secteur. Car, de plus en plus de gens profitent pour sortir du camping et manger au restaurant, voir un musée ou encore faire une excursion. »

La clé d’un camping réussi

Aujourd’hui il est possible de trouver des sites tant pour l’aventurier en quête de solitude que pour les familles cherchant des jeux pour enfants, ou pour l’épicurien qui veut relaxer dans le confort de son VR.

Lorsqu’on pense aux mythes du camping qui persistent, par exemple en ce qui a trait au fait de mal manger, de s’ennuyer ou de mal dormir, il est très facile d’éviter ces clichés si on prend le temps de se renseigner un peu sur les offres et sur les régions que l’on choisit de visiter. Car un bon campeur avisé trouve toujours un camping qui lui convient.

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