Accord de Paris: les États-Unis divisés, la Chine déterminée (VIDÉO)

Publication: Mis à jour:
Imprimer

La participation des États-Unis à l'accord de Paris sur le climat sème la division au sein de l'Administration Trump au moment où les 196 signataires sont réunis à Bonn, en Allemagne, pour discuter de la mise en œuvre de l'entente.

La Maison-Blanche a pris la décision d’annuler pour une deuxième fois une réunion sur ce texte emblématique et de la reporter à une date indéterminée.

Durant la campagne électorale américaine, le président Donald Trump avait promis de se retirer de l'accord conclu en 2015.

Le patron de l'Agence pour la protection de l'environnement des États-Unis (EPA), Scott Pruitt, avait lui aussi déclaré ouvertement à la mi-avril qu’il était favorable au retrait des États-Unis alléguant que «c’est un mauvais accord pour l’Amérique» et que la Chine et l’Inde «n’ont aucune obligation d'ici 2030».

Or, le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, ainsi que le secrétaire à l’Énergie, Rick Perry, se sont montrés favorables à un maintien des États-Unis au sein de l’entente.

Une douzaine de grandes entreprises américaines comme les géants de l’informatique Google, Intel et Microsoft sont du même avis.

LIRE AUSSI :
» Le 21e siècle: siècle de lumière ou nouvelle ère de noirceur? (BLOGUE)
» Climat: un plan californien plus ambitieux, le Québec mis au défi
» L'électricité produite aux deux tiers par les énergies renouvelables


Bien qu’aucune date ne soit fixée en vue d’une nouvelle rencontre sur l’accord de Paris, la Maison-Blanche promet de divulguer sa position avant le sommet du G7 qui doit avoir lieu les 26 et 27 mai, en Italie.

L’administration de Barack Obama avait l'objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 26 % à 28 % d’ici 2025 par rapport à 2005.

De passage à Milan, l’ancien président américain a souligné qu’«il est important que les grands pays qui sont de grands émetteurs [de gaz à effets de serre] montrent la voie».

La Chine s’engage à respecter l’accord de Paris

Le président chinois, XI Jinping, a pour sa part assuré son homologue français, Emmanuel Macron, que son pays ferait tout en son pouvoir pour respecter l’accord de Paris sur le climat.

Lors d’une conversation téléphonique, il a fait part de sa volonté de « défendre » conjointement avec la France « les acquis de la gouvernance mondiale, dont l'accord de Paris sur le climat ».

La Chine et les États-Unis sont les deux plus grands émetteurs de gaz à effet de serre du monde, avec respectivement 20 % et 18 % du total des émissions.

La communauté internationale préoccupée

Une étude de la London School of Economics montre que la communauté internationale multiplie ses efforts pour tenter de limiter les changements climatiques. Cette étude a été dévoilée dévoilée lors d'une rencontre à Bonn concernant la mise en oeuvre de l'accord de Paris.

Les chercheurs rapportent notamment que plus de 1200 lois ont été adoptées en ce sens par rapport à 60 il y a 20 ans.

« La plupart des pays ont désormais une base juridique sur laquelle ils peuvent construire les actions futures », affirme la Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Patricia Espinosa.

Même si les découvertes des chercheurs laissent transparaître un certain optimisme, Mme Espinosa rappelle que les lois ne sont qu'un des éléments permettant de ralentir les changements climatiques. Elle cite notamment les investissements dans les énergies renouvelables.

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter