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FaceApp accusée de racisme pour son filtre qui blanchit la peau

26/04/2017 02:36 EDT | Actualisé 26/04/2017 02:36 EDT

Le filtre de cette application à succès est censé rendre plus séduisant...

Les applications de photographies s'amusent à déformer les visages de leurs utilisateurs, mais gare aux faux pas. FaceApp, très populaire depuis son lancement en janvier 2017, a déclenché, ce mois-ci, sa première polémique avec son nouveau filtre jugé raciste.

L'application gratuite propose un panel de filtres afin de modifier les traits du visage à partir d'une photo. "Smile" élargit le sourire et colore les joues de rose, "Smile 2" transforme un froncement de sourcils en un sourire large. L'option "Old", comme son nom l'indique, propose aux utilisateurs de se transformer en octogénaire fripé. À l'inverse, "Young" vous rajeunit de quelques années. Un autre permet de changer de sexe.

En avril, FaceApp a élargi sa gamme en créant le filtre "Hot". Censé rendre les gens plus séduisants, ce qui est déjà discutable, le filtre a provoqué la colère des réseaux sociaux. Et pour cause, les utilisateurs ont remarqué que le filtre, désigné par l'icône d'une flamme, blanchit considérablement votre peau lorsque vous l'appliquez sur un selfie.

Donc j'ai téléchargé cette application et j'ai choisi le filtre 'hot' ne sachant pas qu'il allait me rendre blanc. On est en 2017, sérieusement les gars".

"FaceApp n'est pas seulement nul, c'est raciste aussi... 🔥 filtre = blanchir ma peau et transformer mon nez à la façon européenne. Non merci".

Selon FaceApp ma version séduisante est une version blanche de moi".

"FaceApp nous apprend: le blanc est séduisant".

"Pourquoi le filtre 'hot' m'a dépouillé de mes lunettes?"

"FaceApp enlève les lunettes et remplace mes yeux bridés par des yeux de blancs"

"J'adore l'idée que supprimer mes lunettes et blanchir ma peau me rend plus séduisante. Mes pires craintes ont été confirmées".

Face aux critiques grandissantes, Yaroslav Goncharov, le PDG et fondateur de l'entreprise, s'est excusé dans les colonnes du Guardian, ce mardi 25 avril. Il y met en cause l'intelligence artificielle qui permet à l'application de fonctionner. "Nous sommes profondément désolés pour ce problème incontestablement sérieux. C'est un effet secondaire malheureux du réseau sous-jacent, ce n'est en aucun cas intentionnel", explique-t-il.

Yaroslav Goncharov ajoute que le filtre "hot" a immédiatement été renommé "étincelle" pour "exclure toute connotation positive".

Ce n'est pas la première fois qu'une application de ce genre a été accusée de racisme. Les filtres de Snapchat ont été mis en cause à plusieurs reprises. L'année dernière, l'entreprise a été critiquée pour jouer sur les stéréotypes racistes envers les Asiatiques. Avant cela, le filtre Bob Marley avait été baptisé par certains le "blackface" des temps modernes.

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