Julie Snyder à la radio... en direct des Îles-de-la-Madeleine!

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JULIE SNYDER
Julie Snyder / Facebook
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Julie Snyder rebondit là où on ne l’attendait pas du tout. Alors qu’on croyait qu’elle aurait sous peu son émission à la télévision de Radio-Canada, c’est plutôt à la radio, à Radio-Canada Première, que l’animatrice s’installera tout l’été, dans la plage-horaire de 17h à 19h, le dimanche. Elle sera en ondes pendant huit semaines, à compter du 2 juillet.

5 à 7 aux Îles avec… Julie se diffusera en direct des Îles de la Madeleine, un coin de pays que Julie Snyder affectionne particulièrement et où elle passe tous ses étés depuis plusieurs années, et plus particulièrement de Cap-aux-Meules. La salle de spectacles Les Pas perdus fera office de studio et de scène pour les prestations musicales, obligatoirement en français.

À Radio-Canada, on se réjouit d’offrir aux auditeurs une tribune qui se déploiera à l’extérieur des grands centres, avec le son des vagues des Îles de la Madeleine en toile de fond et la perspective de faire découvrir les trésors de la région à un vaste public.

Julie Snyder est animée du même désir, elle qui a éprouvé un premier coup de cœur pour l’endroit en 2009, entraînée par son conjoint de l’époque, Pierre Karl Péladeau, et convaincue par Yves Aucoin, éclairagiste de Céline Dion, qui lui vantait la richesse des lieux pour une famille comme la sienne. La femme d’affaires allaitait encore bébé Romy, son petit Thomas de 4 ans avait besoin de s’ébattre comme tous les marmots de cet âge, et notre «démone» craignait que cette destination ne soit pas tout à fait appropriée à sa réalité.

Elle a rapidement changé d’idée en prenant le pouls des Îles, en s’imprégnant du rythme sans stress ni pression qui règne là-bas et en posant les yeux sur la plage de la Martinique, où elle se baigne tous les jours pendant ses vacances, malgré la froideur de l’eau, et où elle a souvent croisé le regretté Jean Lapierre, natif de cette communauté. Elle y possède encore une maison.

«Tu ne te peignes plus, tu ne te maquilles plus, tout le monde se parle, personne n’est stressé», a résumé une Julie emballée devant les journalistes, jeudi midi. La devise des Madelinots et Madeliniennes? «Nous autres, on n’a pas d’heure, on a du temps».

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«Talk-show informatif»

Au moins trois collaborateurs, Valérie Blais, Olivier Niquet et le Madelinot Mario Cyr, un photographe, explorateur, plongeur et directeur photo dont les conférences font un malheur aux Îles de la Madeleine, se joindront à Julie dans ce rendez-vous quotidien. Stéphane Leclair, qui réalisera l’émission, sera également «moussaillon-chroniqueur».

Julie Snyder et Valérie Blais se connaissent depuis l’âge de 14 ans et ont fréquenté l’école ensemble. Julie a connu Olivier Niquet lors de son passage à La soirée est (encore) jeune, à l’automne. Ces deux chroniqueurs seront appelés à tester diverses expériences dans le cadre de 5 à 7 aux Iles avec… Julie, comme nager avec les phoques, une activité qui effraie un brin Valérie Blais.

Quant à Mario Cyr, Julie Snyder ne tarit pas d’éloges envers ce curieux des mers qui arpente les profondeurs de l’eau depuis 40 ans, qui a ramené à la surface des images si fabuleuses qu’elles ont été publiées dans National Geographic et relayées par Discovery et la BBC, qui a conscientisé ses enfants à certaines notions environnementales, et qu’elle veut à tout prix faire connaître.

D’autres noms devraient éventuellement s’ajouter à la liste d’intervenants. Flicka, le perroquet de Julie, devenu célèbre lors de la participation de cette dernière à La soirée est (encore) jeune pour s’être, disons, «échappé» sur Jean-Philippe Wauthier, devrait être de la partie, avec son compagnon masculin, Kiwi. Lequel, aux dires de sa propriétaire, n’a pas le même charisme que sa partenaire….

En plus de tout ce beau monde, Julie Snyder s’entretiendra avec des Madelinots, des touristes, et accueillera des invités, qu’elle conviera à des psychanalyses expresses dans un phare, qui se veut l’un des symboles des Iles de la Madeleine. Ce segment s’intitulera «Le phare intérieur». Un «talk-show avec un côté informatif», voilà comment Julie définit son nouveau terrain de jeu, précisant au passage qu’elle n’usera pas du même humour corsé que les troupes de La soirée est (encore) jeune, même si on la sait capable d’une vive répartie. 5 à 7 aux Iles… avec Julie pourra non seulement être écouté, mais aussi vu, grâce à des vidéos sur Facebook et un site web où seront exposées les plus remarquables photos de Mario Cyr.

Une partie des éditions de 5 à 7 aux Iles… avec Julie sera présentée en direct, une autre sera préenregistrée, pour limiter les déplacements de tous les gens impliqués dans le projet. Il devrait y avoir deux blocs de dates où la diffusion se jouera en temps réel. Chose certaine, Julie se promet tout un party au micro pour son cinquantième anniversaire, le 6 août prochain.

Ce sont les apparitions de Julie Snyder à La soirée est (encore) jeune et à Ça restera pas dans la famille, où elle avait accordé une touchante entrevue à Stéphane Leclair en tandem avec son vieux complice Stéphane Laporte, dans le temps des Fêtes, qui ont mis la table pour son entrée à Radio-Canada Première.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, en plus de 30 ans de carrière, l’habile communicatrice et productrice n’avait encore jamais fait de radio, hormis quelques collaborations ici et là. Il en avait été sérieusement question à l’époque de L’enfer c’est nous autres et du Poing J, mais le contexte ne s’y prêtait pas. Snyder parle pourtant de ce médium comme d’un rêve qu’elle chérissait, se réjouissant à l’avance de la liberté qu’il offre à ses artisans.

«Je suis assoiffée de liberté, en ce moment, a souligné la femme de 49 ans, avec un sourire en coin. Et ce qui se passe aux Iles reste aux Iles…»

À la télé?

Finalement, la grande question, que Julie Snyder a bien tenté d’esquiver jeudi, mais à laquelle elle a finement répondu devant l’insistance subtile de deux journalistes : ce premier pied posé à l’intérieur de la tour de Radio-Canada la mènera-t-il prochainement dans un autre studio, pour un possible contrat à la télévision?

Arguant d’abord que son mandat à Radio-Canada Première lui laissera du temps pour ses autres engagements et, surtout, son crucial rôle de maman, Julie a ensuite évoqué son départ très frais de TVA et son besoin, chaque fois qu’elle entame un périple professionnel, de s’investir pleinement et de s’allouer le temps nécessaire pour le faire.

«On ne peut pas passer d’une antenne télévisuelle à une autre comme on va au dépanneur s’acheter de la gomme», a justifié celle qui, plus tôt cette semaine, affirmait son intention de se dévouer pleinement tout l’automne à la nouvelle mouture d’Occupation double.

 


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