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Village au Pied-du-courant: vivre la ville autrement

27/03/2017 03:46 EDT | Actualisé 11/04/2017 05:43 EDT


» Ce texte a été publié dans le cadre du dossier «Le Montréal oublié», une série de 20 reportages multimédias qui font découvrir des projets citoyens redonnant vie aux lieux abandonnés de la métropole. Consultez le dossier complet ici.


Condamné pendant des décennies à n’être qu’un dépôt à neige, le Village au Pied-du-courant (anciennement Village éphémère) a pris naissance en 2013 sur la friche à côté du parc Bellerive, entre la rue Notre-Dame et les voies ferrées du port. Il est maintenant un lieu incontournable de l’été montréalais.

«C’est un des rares sites dans la métropole qui permet d’être aussi connecté au fleuve», dit Maxim Bragoli, cofondateur de l’organisme Pépinière et Co., qui gère maintenant le Village et participe à l’appropriation citoyenne d’une dizaine d’autres espaces à Montréal.

Grâce au travail en 2013 de l’Association des designers urbains du Québec (ADUQ), l’ancien terrain asphalté de 7000 p2 (qui appartient au gouvernement du Québec et est loué par la Ville de Montréal) a laissé place à une joyeuse plage où une moyenne de 100 000 personnes de tous les âges et de toutes les cultures viennent chaque été.

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En consultant les citoyens et surtout en impliquant des designers urbains de la relève, l’ADUQ puis la Pépinière et Co. ont mis sur pied un lieu qui répond aux désirs de la communauté. En plus d’un décor hétéroclite et chaleureux, une diversité d’activités sont offertes: cours de yoga, ateliers éducatifs, jeux, soirées ciné-plage et soirées dansantes avec DJ ou groupes de musique.

«Les samedis sont très populaires, chaque semaine on célèbre une ville internationale, on offre nourriture, boissons, performances musicales et activités qui permettent à tous de plonger dans la culture de cette métropole étrangère», raconte Maxim Bragoli.

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De façon surprenante, faire rouler un lieu comme le Village au Pied-du-Courant ne nécessite pas de grands moyens. M. Bragoli explique que le site est financé à 10% par des subventions municipales et provinciales, et que le reste est autosuffisant. «Il ne faut pas tant d’argent, mais surtout de la motivation de la communauté», ajoute-t-il, précisant par exemple que de nombreux bénévoles participent à l’entretien des lieux.

Les «petits projets» comme le Village sont appréciés par tous, car ils peuvent s’impliquer et créer un espace pour connecter avec la vie de quartier, «qu’on a tendance à perdre à force de passer tout notre temps dans les communautés virtuelles du Web», souligne Maxim Bragoli.

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En parcourant notre carte interactive, découvrez 20 lieux abandonnés derrière lesquels se cachent des récits aussi inspirants que semés d’embûches, sous forme de vidéos, de photos et de textes.

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Carte interactive et intégration des données: Roberto Rocha et Bob Perez


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