POLITIQUE

Alexandre Cloutier dénonce l'«austérité 2.0» du gouvernement Couillard (VIDÉO)

20/03/2017 02:11 EDT | Actualisé 20/03/2017 03:18 EDT

Le gouvernement du Québec applique une nouvelle politique d'« austérité 2.0 », selon le député du Parti québécois Alexandre Cloutier. Il accuse les libéraux du premier ministre Philippe Couillard d'annoncer des investissements tout en s'assurant que les sommes ne puissent être dépensées afin économiser.

M. Cloutier avance que le ministère de l’Éducation procède à des annonces d’investissements, mais qu'en tardant à en fournir les règles d’allocation budgétaire, il rend les sommes impossibles à dépenser. L’argent retourne ainsi dans les coffres de l’État.

«La façon d’appliquer l’austérité, ça a l’air plus sournois, plus subtil. On annonce des bonbons, mais en réalité on s’arrange pour ne jamais déballer le bonbon.» - Alexandre Cloutier

Le porte-parole du PQ en matière d'Éducation souligne ainsi que le ministre de l’Éducation a annoncé 20 millions de dollars pour les élèves en difficulté le 26 novembre 2015, mais qu’il n’a fourni les modalités pour utiliser ces sommes qu’à la mi-mars 2016. Pris de court, les institutions peinent à utiliser les sommes efficacement, selon M. Cloutier.

« En réalité les modalités budgétaires sont connues seulement à la mi-mars ce qui fait en sorte que les sommes ont essentiellement été carrément transférés dans les surplus de la commission scolaire », déplore M. Cloutier en précisant que ces sommes ne peuvent être utilisées par les commissions scolaires dans l’exercice financier suivant. L’argent retourne ainsi dans les coffres de l’État.

Cafouillage et improvisation

Le député de Lac-Saint-Jean souligne que les universités et les cégeps sont aux prises avec les mêmes problèmes. Il ajoute que le gouvernement a annoncé un réinvestissement de 35 millions en éducation primaire, secondaire et post-secondaire le 26 octobre dernier dans une mise à jour économique. « On n’a aucune espèce d’idée qu’elle est la [distribution] entre les universités, les cégeps, primaires et secondaires, déplore M. Cloutier. Pire, on a aucune idée comment les utiliser. Et là, on est rendu au 20 mars. »

Il accuse le ministre de l’Éducation de cafouiller et d’improviser pendant que le gouvernement tente de récupérer des sommes annoncées. « Il y a un ministre de l’Éducation qui ne sait pas où il s’en va avec les sommes qu’il annonce, avance M. Cloutier. Ça, c’est factuel. Maintenant ça se pourrait que son collègue aux finances complexifie les modalités pour éviter de dépenser les sommes. »

«Il y a une disparité immense entre ce que le gouvernement annonce et la dépense réelle.» - Alexandre Cloutier

« C’est sûr que ça se poursuit [l’austérité], poursuit M. Cloutier. On est à 0,3 % d’augmentation au moment où on se parle alors que traditionnellement, au Québec, la hausse moyenne des 20 dernières années s’élève à 3,6 %. » M. Cloutier soutient que le déficit budgétaire de l’éducation, par rapport à cette moyenne traditionnelle, s’élève à 2,26 milliards de dollars pour les trois dernières années seulement.

Alexandre Cloutier prédit que le gouvernement annoncera des augmentations de l’ordre de 5 % à 7 % dans son prochain budget, mais que ce sera trompeur.

« C’est évident que par rapport à la dépense réelle, il va y avoir un écart important en termes de pourcentage pa

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