Festival Regard: Émile Proulx-Cloutier, un porte-parole trippant

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Toute manifestation rêve d’un porte-parole comme Émile Proulx-Cloutier. Dans le cadre du Festival Regard, l’artiste touche-à-tout ne s’est pas contenté de représenter la 21e édition, mais a aussi livré jeudi soir un concert inédit dans lequel ses propres chansons ont donné échos à une sélection de courts métrages.

Il voulait depuis longtemps être porte-parole du Festival Regard qui se déroule présentement au Saguenay. Cette année sera la bonne pour l’acteur, cinéaste, scénariste et chanteur qui porte le court-métrage dans son cœur. «J’ai toujours eu une grande affection pour le court, lance Émile Proulx-Cloutier en entrevue. J’en ai fait et vu beaucoup. À chaque fois avec un court métrage, c’est l'opportunité d’aller droit au but. De toute façon, il n’y a pas d’argent à se faire avec le court. Ce que le cinéaste propose, il a vraiment besoin de le dire.»

L’acteur mélomane de 34 ans connaît bien Regard. Il a présenté toutes ses œuvres en tant que cinéaste, et plusieurs autres dans lesquelles il a joué. En 2014, il remportait le prix du meilleur scénario avec Mémorable moi, un film de Jean-François Asselin. «J’ai saisi cette chance d’être porte-parole parce que j’avais vraiment envie de retourner au Saguenay. L’événement est aujourd’hui un pilier culturel de la région. C’est devenu un incontournable, un vrai rendez-vous cinéphilique qui n’a rien à envier à d’autres festivals de courts métrages dans le monde. Et dire que cette aventure est partie d’une initiative de jeunes tripeux de cinéma.»

Il n’a d’ailleurs que de bons mots pour les organisateurs du festival qu’il qualifie de grands connaisseurs du cinéma. «Pour choisir 150 courts métrages, ils doivent en voir plus de 3000! Les œuvres qu’ils retiennent, c’est la crème de la crème. Et puis, ils ne se gênent pas pour confronter le public en offrant un programme fort et nuancé. Il y a aussi des propositions audacieuses et rentre-dedans qui font du bien à l’œil.»

Émile Proulx-Cloutier est au courant qu’un festival comme Regards permet la diffusion de courts métrages dans la région, ce qui n’est pas toujours le cas des longs métrages, selon lui. «On peut être nostalgique des années Invasions barbares, C.R.A.Z.Y. et Grande séduction, il reste que les films québécois ne se rendent plus dans les salles pour irriguer le réseau. Il y a pourtant un public qui a soif d’un cinéma différent et confrontant. Malheureusement, les Québécois n’ont pas accès à leur propre cinématographie. C’est très grave.»

En tant que porte-parole, l’artiste s’est préparé un agenda chargé. «Je veux rencontrer le public, dit-il. Je veux également aller dans les écoles de la région pour parler de 7e art et surtout, je veux voir des films, le plus possible. Regard, c’est une occasion unique de baigner dans le cinéma pendant cinq jours ininterrompus.»

Le Festival Regard se déroule jusqu’au 19 mars.

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