DIVERTISSEMENT

Simple Plan: les grands ados s'amusent au Centre Bell (PHOTOS)

16/03/2017 07:16 EDT | Actualisé 16/03/2017 07:16 EDT
David Kirouac

Les garçons étaient à la maison mercredi soir. C’est-à-dire que les grands ados de Simple Plan se sont amusés comme des petits fous au Centre Bell, où ils ont reçu beaucoup d’amour de la part d’une horde de fidèles de tous les âges, mais principalement de filles dans la mi-vingtaine ayant grandi avec, dans les oreilles et le cœur, les succès archiconnus du groupe montréalais à la renommée mondiale.

Elles étaient même plusieurs, dès le début de l’après-midi, à patienter à l’extérieur de l’amphithéâtre, fébriles à l’idée de retrouver leurs idoles – même si celles-ci ne montaient sur scène qu’à 21h – ou en attente des tests de son de l’après-midi, où quelques privilégiées parmi elles avaient été invitées. Et ce, dans un froid mordant pour un jour de mi-mars, et sous les flocons qui ne cessaient de tomber.

Deux jours après que ceux-ci aient visité le Centre Vidéotron de Québec, l’assistance qui s’est enflammée pour nos gentils garnements était de 7700 personnes. Simple Plan faisait probablement mieux au faîte de sa gloire, au milieu des années 2000, et la tempête qui a blanchi la métropole mardi et mercredi en a peut-être refroidi quelques-un(e)s et empêché certains déplacements, mais ceux et celles qui ont répondu présent(e)s ont eu droit à un concert divertissant, sans temps mort, plein de l’humour et de la toute gentille délinquance qui caractérisent nos éternels gamins. À un vrai beau moment sans prétention.

Le texte se poursuit après la galerie photo.

Simple Plan au Centre Bell (mars 2017)

Un gros party

Pourquoi se déplace-t-on pour applaudir Simple Plan en 2017, 15 ans après la sortie du premier album de la bande, No Pads, No Helmets… Just Balls, qui avait fait exploser sa popularité ici et ailleurs? Pour entendre le plutôt éparpillé matériel de Taking One For The Team, son dernier opus, paru en 2016, dont les extraits Singing In The Rain et I Don’t Wanna Go To Bed plaisent probablement davantage aux jeunes enfants qu’aux fans de la première heure, mais dont le reste se balance entre le très mièvre et le très rock?

Probablement pas. Mais plutôt pour s’imprégner de l’atmosphère un peu juvénile et tellement attachante qui se dégage, encore et toujours, des «vieux» airs de Simple Plan, et pour renouer avec l’énergie inépuisable de la troupe. Comme c’est le cas avec n’importe quel groupe qu’on suit depuis longtemps.

Et Pierre Bouvier, Jeff Stinco, Chuck Comeau, David Desrosiers et Sébastien Lefebvre ont été d’une exemplaire générosité, mercredi, en larguant leurs bombes les plus mythiques les unes après les autres. Quiconque connaît et apprécie le moindrement la formation en avait pour son argent.

Vous avez envie de chanter Jet Lag? La voilà en deuxième titre! Vous voulez sauter, vous dégourdir les jambes? Voici Jump! Un petit voyage dans le temps, à l’époque de No Pads, No Helmets…? Chantez en chœur sur I’d Do Anything, alors que les éclairages frémissent à la même cadence que les coups de batterie, puis sur l’immortelle Welcome To My Life! Et pourquoi pas, ensuite, sur Addicted et Your Love Is A Lie? Et, plus tard, sur l’autre classique I’m Just a Kid?

On réitère, un hit n’attendait pas l’autre. Ceux qui observent Simple Plan depuis toujours avec un sourire en coin s’en amuseront, mais les admirateurs, eux, s’en pourléchaient les babines et brandissaient leurs cellulaires allumés à la moindre occasion.

De gros ballons de plage noirs et blancs qui survolent les têtes sur Summer Paradise, des rayons de lumière de toutes les couleurs, un selfie avec la foule, des exclamations de complicité sentie avec le public («You are beautiful!» ; «Vous êtes tellement beaux et belles!» ; «Notre dernier show à Montréal remonte à quand? Ça fait trop longtemps!» ; «Don’t Be Shy, Ladies!»), des blagues à double sens comme seuls savent en faire des mâles un peu immatures, des échantillonnages de quelques reprises (I Gotta Feeling, Uptown Funk), c’était vraiment comme un gros party. Le tout, devant des fanions de différentes grandeurs, couleurs et formats à l’effigie de Simple Plan.

Les gars de Simple Plan ont toujours gardé la tête froide et la simplicité de leurs débuts, et c’est tout à leur honneur quand on connaît l’étendue de leur prestige. En cours de soirée, on a également entendu I Don’t Wanna Go To Bed, Farewell, Crazy (pour laquelle le chanteur Pierre Bouvier s’est hissé sur une petite plateforme au milieu du parterre) et, au rappel, Shut Up, This Song Save My Life et Perfect. Évidemment, Bouvier n’a pas manqué de rappeler le 15e anniversaire de Simple Plan, que les gens ont souligné en retour avec force cris de joie.