BIEN-ÊTRE

Les chiens savent être manipulateurs pour avoir ce qu'ils veulent. Vous en doutiez?

15/03/2017 01:22 EDT | Actualisé 15/03/2017 01:22 EDT

Le chien, meilleur ami de l'homme, n'est pas si loyal et obéissant que ça. C'est en tout cas le résultat d'une récente étude, rapporte le New Scientist, vendredi. Les chercheurs se sont demandé si les canidés étaient capables d'user de tromperie envers les hommes pour obtenir de la nourriture.

Pour cela, ils ont mis en place une petite expérience, dont les résultats sont publiés dans la revue Animal Cognition. D'abord, les chiens testés ont fait connaissance avec deux personnes. L'une, coopérative, donnait tout le temps des friandises au chien. L'autre, "compétitive", les gardait toujours pour elle.

Ils ont ensuite montré aux chiens trois boites, toujours disposées de la même façon. Dans la première, une saucisse, dans la deuxième, un biscuit pour chien moins appétissant et dans la dernière, rien. Les animaux devaient alors guider alternativement les deux personnes jusqu'à une des boites.

Petite précision: après avoir guidé la personne proposée (coopérative ou compétitive), les chiens devaient cette fois emmener leur maître jusqu'à l'une des boîtes restantes. Celui-ci donnait à chaque fois la friandise au chien.

Pour quelques saucisses de plus

Le résultat de l'expérience, qui a duré deux jours, est assez net. Quand les chiens devaient accompagner la personne coopérative, elle l'emmenait jusqu'à la boite contenant la saucisse plus souvent que le voudrait le hasard. Mais aussi plus souvent que la personne compétitive, qui elle, ne donnait pas de friandise. Et ce dès le premier jour.

Mieux (ou pire, c'est selon): au bout du second jour, les chiens emmenaient plus souvent l'humain pas très sympa vers la boite vide. Logique: cela leur permettait ensuite d'emmener leur maître à la boite contenant une saucisse.

"Ils font preuve d'une impressionnante flexibilité dans leur comportement. Ils ne restent pas accrochés à une règle stricte, mais pensent aux différentes options possibles", explique Marianne Heberlein, auteure de l'étude, au New Scientist. Surtout, les chiens ont très vite compris leur intérêt à tromper leur accompagnateur, alors que pour des expériences similaires avec les singes, cela peut demander beaucoup plus d'entraînement.

Reste à savoir si les chiens sont capables d'user ainsi de tromperie pour arriver à leur fin dans un contexte différent, là où il n'est pas question de nourriture.

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