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Louise Arbour de retour à l'ONU

09/03/2017 04:57 EST | Actualisé 09/03/2017 04:57 EST
La Presse canadienne

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a annoncé jeudi que Louise Arbour sera sa nouvelle représentante spéciale pour les migrations internationales. L'ex-juge de la Cour suprême du Canada prend la relèveà l'Irlandais Peter Sutherland, qui occupait un poste similaire depuis 2006.

Mme Arbour aura la tâche de mettre en oeuvre la Déclaration de New York, publiée le 19 septembre dernier au terme du Sommet des Nations unies pour les réfugiés et les migrants. Des dirigeants mondiaux s'y étaient engagés à conclure deux pactes mondiaux, l'un portant sur les « migrations sûres, ordonnées et régulières », l'autre, sur « le partage des responsabilités concernant les réfugiés ».

Ces deux pactes mondiaux, dont l'adoption est prévue en 2018, ne constitueraient pas des documents juridiquement contraignants, mais plutôt des engagements à œuvrer collectivement pour traiter de questions spécifiques aux réfugiés et aux migrations, indique l'ONU dans un document de référence.

Dans un communiqué, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, « félicite chaleureusement » Mme Arbour pour cette nomination. Compte tenu de son expérience internationale, elle est « particulièrement qualifiée » pour occuper cette fonction, souligne-t-elle.

«Le Canada rend hommage à Louise Arbour pour son engagement indéfectible à l’égard de la paix, de la justice et des droits de la personne pour tous. Son dévouement est source d’inspiration.» - Chrystia Freeland

Louise Arbour a déjà une longue feuille de route au sein de l'ONU. À la fin des années 90, elle a successivement été procureure en chef du Tribunal pénal international pour le Rwanda, puis du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, créés tous deux par les Nations unies.

Après ces deux mandats, la Montréalaise d'origine a été nommée juge à la Cour suprême du Canada en 1999, où elle est demeurée un peu moins de cinq ans. Elle est ensuite devenue haute-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, poste qu'elle a occupée pendant un peu plus de quatre ans, jusqu'en 2008.

Louise Arbour est par la suite devenue présidente de l'International Crisis Group (ICG), un institut réputé qui fournit des analyses et des recommandations sur la prévention et la résolution de conflits meurtriers à des organismes internationaux, dont les Nations unies. Elle avait quitté l'organisation en 2014.


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