POLITIQUE
07/03/2017 04:11 EST | Actualisé 07/03/2017 04:14 EST

Affaire KMPG: la famille Chagnon affirme avoir payé ses impôts au Canada

ASSOCIATED PRESS
Das Gebaeude der Wirtschaftspruefungsgesellschaft KPMG am Mittwoch, 24. April 2002 in Frankfurt. Die wegen der juengsten Bilanzskandale unter Druck geratene KPMG will alle testierten Jahresabschluesse von Unternehmen am neuen Markt erneut kontrollieren, wie das 'Handelsblatt' am Mittwoch, 24. April 2002 berichtet. (AP Photo/Michael Probst) ** APD1108 **

La société de portefeuille de la famille Chagnon, la Sojecci, a affirmé mardi qu'elle a toujours payé ses impôts au Canada et a nié les conclusions d'une enquête de Radio-Canada jeudi dernier qui indiquait que la famille avait utilisé un stratagème d’évasion fiscale développé par la firme KPMG en l'an 2000.

Dans une lettre transmise au Huffington Post Québec, le président de la Sojecci Claude Chagnon a affirmé que «la teneur du reportage peut induire la perception que, dans la foulée de la vente de Vidéotron en 2000, la famille Chagnon a songé à ne pas se conformer à ses obligations fiscales et que l’argent qui a présidé à la capitalisation de la Fondation Lucie et André Chagnon y ait été soustrait. Une telle perception est totalement fausse et injuste.»

Claude Chagnon a rappelé que les membres de la famille Chagnon ont toujours effectué de multiples contributions philanthropiques au Québec. Leur société existe d'ailleurs depuis 1968.

Selon lui, la vente de Vidéotron à Québécor en 2000 «offrait à la famille l’opportunité de mettre en œuvre une initiative philanthropique d’envergure visant à contrer les inégalités sociales. À cette occasion, Sojecci a examiné et évalué différentes options, dans le respect des lois et des règlements qui régissent notre fiscalité. Il est important de préciser que le stratagème décrit dans le reportage de l’émission Enquête ne faisait pas partie des options analysées et que, de ce fait, Sojecci n’a pas versé le montant de 100 000 $ pour utiliser la structure attribuée à KPMG. Finalement, Sojecci a conclu à la non-pertinence d’utiliser une structure corporative étrangère.»

Claude Chagnon a ajouté : «Nous réitérons la motivation de notre famille de renoncer à une partie majeure de notre patrimoine familial en redonnant à la société québécoise, là où nous avons fondé Vidéotron, où nous avons nos racines et où nous souhaitons concentrer notre contribution philanthropique.»