POLITIQUE

Kevin O'Leary, un candidat hors-norme dans la course conservatrice (VIDÉO)

02/03/2017 09:26 EST | Actualisé 02/03/2017 09:29 EST

Kevin O'Leary joue la carte de l'anti-establishment, comme l'a fait avec succès le président Donald Trump aux États-Unis. Qui est-il et pourquoi cet homme d'affaires, vedette de la téléréalité, veut-il gouverner lui aussi?

Dans l'univers politique, le candidat est un néophyte. Aux États-Unis, il a été propulsé au rang des célébrités avec l'émission Shark Tank du producteur Mark Burnett, le même qui, quelques années plus tôt, présentait The Apprentice, mettant en vedette Donald Trump.

Kevin O'Leary est né à Montréal, dans une famille de la classe moyenne. Il a passé une bonne partie de son enfance à l'étranger, en Tunisie et au Cambodge, au fil de la carrière de diplomate de son beau-père.

Adolescent, il rêve d'être photographe ou musicien, mais choisit la finance. C'est dans un sous-sol de Toronto qu'il développe son tout premier logiciel de jeu et fonde la compagnie TLC. Il la vend au géant Matel en 1999 pour 4 milliards de dollars.

Depuis, Kevin O'Leary s'est bâti une véritable marque de commerce : son propre vin, des livres, un fonds de placement.

«Je suis parti de rien. Je n'avais même pas de quoi m'acheter de la pizza le jour de mon mariage. Chaque dollar, je l'ai gagné seul et je veux soutenir tous les Canadiens qui veulent suivre cette voie.» ― Kevin O'Leary

kevin oleary

Kevin O'Leary, candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada.

Un conservateur « expansionniste »

Les ambitions politiques de Kevin O'Leary sont avant tout économiques. Sa motivation? Battre Justin Trudeau qu'il estime être un gestionnaire d'une « médiocrité crasse ».

« Ma fille a voté pour lui. La barre est très haute. Je dois la convaincre de revenir au Parti conservateur. Elle m'a dit le jour où j'ai annoncé ma candidature : "Papa si tu ne me donnes pas ce que je veux, je vais faire campagne contre toi. Les droits à la contraception et à l'avortement sont primordiaux pour ma génération. Ne me dis pas que je ne peux avoir le contrôle de mon propre destin". Je lui ai donné ma parole », a ajouté le conservateur.

« "Les gais, les bisexuels, les transgenres? Tu les soutiens?" J'ai répondu oui à 100 %. Cela fait partie de mes valeurs », a ajouté Kevin O'Leary.

« Je me définis comme un conservateur expansionniste, parce qu'il faut élargir le parti », dit-il.

Plusieurs lui reprochent de traiter la course comme un passe-temps, de passer trop de temps aux États-Unis. Kevin O'Leary continue de transgresser constamment l'ordre établi au Parti conservateur.

Avec les informations de Tamara Alteresco

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