BIEN-ÊTRE

Axe, L'Oréal, Yves Rocher... 400 cosmétiques contiendraient des ingrédients «indésirables»

21/02/2017 09:34 EST | Actualisé 21/02/2017 09:36 EST
zoranm via Getty Images
Woman shopping for red lipstick at department store

L'association UFC-Que Choisir recense désormais «près de 400 produits cosmétiques contenant un ou plusieurs ingrédients indésirables» et appelle ce 21 février les pouvoirs publics à «instaurer des mesures réglementaires plus protectrices».

Depuis son lancement en février 2016, cette liste a plus que doublé, déplore dans un communiqué l'organisme de protection des consommateurs.

UFC-Que Choisir a dans sa ligne de mire «onze substances ou familles de substances indésirables préoccupantes», dont les perturbateurs endocriniens tels que le BHA ou les butyl- et propyl-parabens, ainsi que des allergènes comme la methylisothiazolinone (MIT).

De nombreuses grandes marques très connues des consommateurs sont épinglées dans cette liste, comme le montre cet extrait non exhaustif :

- Axe

- Auchan

- Biotherm

- Bourjois

- Caudalie

- Dove

- Garnier

- Hello Kitty

- John Frieda

- Klorane

- L'Oréal

- Nivea

- Pampers

- Yves Rocher

Retrouvez la liste complète sur le site de l'UFC-Que Choisir

«Même les produits pour bébés ne sont pas épargnés», souligne l'organisme, en regrettant, par exemple, la présence de phenoxyethanol, un conservateur toxique pour le foie, dans plusieurs crèmes destinés aux nourrissons.

Certains industriels ont bien modifié la composition de leurs produits, mais «ces changements de formules restent malheureusement bien trop rares, puisqu'un an après notre première étude, 90 % des produits incriminés en 2016 contiennent toujours les mêmes substances indésirables», ajoute l'association.

Des substances indésirables, mais légales

Toutefois, «mis à part quelques rares produits en infraction avec la loi, la présence de ces composés indésirables est légale, à la faveur d'une réglementation laxiste», s'indigne-t-elle.

Pour les perturbateurs endocriniens, par exemple, «les projets de définitions proposés par la Commission européenne exigent un niveau de preuve si élevé que, dans la pratique, aucune substance ne se verrait interdite», regrette l'organisation.

Elle presse donc «les pouvoirs publics européens de mettre en œuvre sans délai les recommandations des experts en matière de retrait des substances, d'encadrer strictement les allégations d'étiquetage (comme les mentions «hypoallergénique» ou «sans paraben», NDLR) et, plus généralement, de proposer une nouvelle définition des perturbateurs endocriniens permettant un retrait effectif de ces substances nocives.

La Fédération des entreprises de la beauté (Febea) a promptement réagi mardi en affirmant dans un communiqué que les produits cosmétiques vendus en Europe étaient «sûrs».

La réglementation européenne est «la plus stricte» au monde en la matière, et elle évolue pour tenir compte des dernières connaissances scientifiques en s'appuyant sur un comité d'experts indépendants, a affirmé la Febea.

Par ailleurs, le secteur prend des engagements «forts» qui vont au-delà des réglementations, les entreprises ayant pour «priorité absolue» la sécurité des consommateurs, a encore insisté la fédération.

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