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Démission de Michael Flynn: «pas nos affaires», estime le Kremlin

14/02/2017 09:37 EST | Actualisé 14/02/2017 09:38 EST

Bien qu'indirectement impliquée, la Russie ne souhaite pas commenter la démission du conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, Michael Flynn. Le Kremlin a justifié son mutisme en indiquant qu'il s'agissait d'une affaire intérieure américaine.

« C'est une affaire intérieure aux États-Unis, c'est une affaire intérieure de l'administration du président Trump. Ce ne sont pas nos affaires », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Michael Flynn a démissionné de son poste de conseiller dans la foulée de révélations lui attribuant des contacts inappropriés avec la Russie.

Dans sa lettre de démission présentée lundi soir, il a reconnu avoir « par inadvertance trompé le vice-président élu [Mike Pence] et d'autres personnes avec des informations incomplètes sur [ses] discussions téléphoniques avec l'ambassadeur de Russie », à un moment où Barack Obama était toujours en fonction.

michael flynn

L’élite politique russe a pour sa part qualifié cette démission de coup dur pour les relations entre les deux pays. « Cette situation [...] a tout d'une provocation, a affirmé le président de la commission pour les affaires étrangères à la Douma (la chambre basse du parlement), Leonid Sloutski. C'est un signal négatif pour le rétablissement du dialogue russo-américain au moment où les relations entre Moscou et Washington sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide. »

« Dans ces circonstances, on ne peut conclure que d'une manière : ce sont les relations russo-américaines qui ont été visées », a-t-il dit à l'agence publique RIA Novosti.

Le chef de la commission pour les affaires étrangères au Conseil de Fédération (chambre haute), Konstantin Kosatchev, a de son côté dénoncé des pressions exercées sur le président Trump.

« Soit Trump n'a pas retrouvé l'indépendance qu'il cherchait et on le met le dos au mur, soit la nouvelle administration est déjà totalement atteinte de russophobie », a-t-il estimé, cité par RIA Novosti.

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