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Intelligence artificielle: Microsoft renforce sa présence à Montréal

18/01/2017 10:51 EST | Actualisé 18/01/2017 10:51 EST
Bloomberg via Getty Images
The logo of Microsoft Corp. is displayed at the company's Office and Experience Center in Hong Kong, China, on Friday, March 4, 2016. Microsoft is rolling out a new service for its Windows 10 operating system to help large businesses detect hackers, security threats and unusual behavior on their networks, rivaling companies like FireEye Inc. and Symantec Corp. Photographer: Billy H.C. Kwok/Bloomberg via Getty Images

Une semaine après avoir acheté l'entreprise de démarrage Maluuba, le géant de l'informatique Microsoft a annoncé mercredi qu'il doublera, d'ici deux ans, la taille du bureau montréalais de l'entreprise.

Ainsi, d'ici 2019, ce laboratoire montréalais spécialisé en apprentissage profond devrait voir sa taille doubler pour compter environ 80 ingénieurs. La majorité des nouveaux postes seront pourvus par des embauches locales.

L'annonce a été effectuée mercredi, à Davos, en Suisse, par le premier ministre Philippe Couillard, la ministre de l'Économie, Dominique Anglade, le ministre fédéral de l'Industrie, Navdeep Bains, ainsi que le président et chef des affaires juridiques de Microsoft, Brad Smith.

Le montant de cet investissement, entièrement privé, n'a pas été dévoilé.

Fondée en 2011 par deux diplômés de Waterloo, Maluuba s'est démarquée entre autres en développant une technologie qui permet aux machines de communiquer interactivement.

Selon M. Smith, le géant informatique a pris cette décision parce que, de plus en plus, Montréal consolide sa place comme écosystème dans le secteur de l'intelligence artificielle, un sujet largement discuté dans le cadre du Forum économique mondial.

M. Smith a expliqué que le laboratoire montréalais travaillera en collaboration avec ceux de Vancouver et de Seattle, déjà exploités par le géant informatique établi à Redmond, dans l'État de Washington.

Par ailleurs, Microsoft s'est engagé à verser, au cours des cinq prochaines années, des subventions respectives de 6 millions $ à l'université de Montréal et de 1 million $ à l'Université McGill, qui regroupent quelque 150 chercheurs.

Selon M. Couillard, cet engagement de l'entreprise américaine démontre que le Québec n'était pas seulement reconnu pour son hydroélectricité ainsi que ses ressources naturelles, mais également pour sa main-d'oeuvre qualifiée.

En s'engageant à l'endroit de Montréal, Microsoft livrera concurrence à Google, qui, en novembre dernier, avait annoncé vouloir implanter dans la métropole un nouveau centre de recherche sur l'apprentissage profond.