POLITIQUE

Le recours collectif des victimes de harcèlement sexuel de la GRC pourrait concerner 20 000 femmes

17/01/2017 03:48 EST | Actualisé 17/01/2017 05:05 EST

20 000 employées de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pourraient se joindre au recours collectif qui a été approuvé lundi par la juge Ann Marie McDonald.

Lorsque les anciennes policières Janet Merlo et Linda Davidson se sont hissées à la tête de l’action collective à l’encontre de la GRC pour harcèlement et discrimination fondée sur le genre, elles ne s’attendaient pas à cela. « Nous avons commencé à 20, puis lorsque nous avons atteint la barre des 500 femmes, c’était pour nous énorme », explique Janet Merlo. Elles ne s’attendaient pas à autant de femmes.

«Jamais, même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais imaginé que 20 000 femmes répondent à notre appel.» – Janet Merlo

Elle déplore ce constat puisque selon elle « il est extrêmement décevant de penser à toutes ces carrières perdues et à toutes ces vies touchées. »

Cette entente a prévu six catégories de requérantes et permettrait à celles qui ont souffert le plus de recevoir une indemnité pouvant aller jusqu'à 220 000 $. Le montant minimal a été fixé à 10 000 $.

Dans certains cas, même des membres de la famille de victimes pourraient être indemnisées. Les époux et les enfants pourraient recevoir une compensation maximale de 10 % du montant accordé aux femmes, selon les répercussions qu’ils ont pu subir.

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